Les BiboTweets

dimanche 7 février 2010

Quand il n'y a plus d'espoir... : Update scanner!

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Chaque bibliothécaire-veilleur a pu constater combien, malgré l'ancienneté certaine de la technologie RSS, nombre de sites web résistaient encore et toujours à l'envahisseur.
On s'habitue vite à ces petites choses, notamment en matière d'acquisitions, et l'on se retrouve facilement perdu lorsqu'un site de labo par exemple (et la page de publication de ses chercheurs) n'offre aucun moyen de veille automatique.
Si des outils comme Ponyfish (permettant de générer facilement un flux) existent, ils sont (à ma connaissance) tous payants...
Heureusement, comme le Capitaine Flam, quand il n'y a plus d'espoir, il y a Update Scanner!

Il s'agit d'un module complémentaire de Firefox (déjà compatible avec la version 3.6 du navigateur-renard) qui va lancer (manuellement) une routine de surveillance sur les pages qui lui auront été indiquées. En un clic vous pourrez ainsi savoir s'il est nécessaire d'aller faire un tour sur la vieille page d'une revue, d'un éditeur associatif ou d'un labo.

Concrètement, une fois installé, le module se lance par l'icône en forme de flèche dans la zone de lancement rapide du navigateur:












Une barre latérale s'ouvre à droite de la fenêtre principale et permet de gérer les sites surveillés, de paramétrer le module et de lancer l'analyse sur l'ensemble des sites en 1 clic. En théorie le module semble permettre une analyse automatique mais il ne semble pas que cela fonctionne... Attention: seule l'adresse exacte est vérifiée, aucunement le reste des pages du site!
Pour chaque page surveillée, des critères peuvent être entrés:















Enfin, après une analyse, un résumé des changements et un accès aux différentes versions de la page est indiqué en haut de fenêtre




Un pop-up en bas à droite s'affiche quand des modifications ont été trouvées et le résultat s'affiche ainsi:

vendredi 29 janvier 2010

Mozilla Raindrop: rapport d'étape

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Depuis l'annonce (à peu près concomitante de celle de Google sur GWave) du projet Raindrop visant à rassembler sur une même interface l'ensemble des moyens de communication web (mail, newsgroupes, Chat, Twitter,...), j'assure une veille tendue tellement cette optique me semble aller vers une révolution de nos pratiques.
Après les premières images, l'équipe de développement vient de publier deux infos sur son blog à l'occasion de la nouvelle année, que je vais m'empresser de synthétiser ici:

- Images de la version mobile de l'application

- Petite animation présentant le défilement des pièces jointes dans un message Raindrop: (cliquez sur le "prev" et le "next" dans le coin de la zone des fichiers ; vous pouvez également dérouler le message du bas avec "read more")



- Capture d'une session de tchat':
L'affichage est adapté de celui de gmail et avec la fusion des comptes twitter, facebook et autres, l'avatar de l'utilisateur devrait être présent quelque soit le protocole de communication utilisé.

- La zone principale accueillera tous les messages quelque soit le service émetteur (Facebook, Twitter, messagerie, ....) et la zone de droite les classera par service, par contacte ou autre rangement.

- Les vidéos et les images (aperçus) seront lisibles dans l'application:

- La succession (arborescence) des messages sera reprise de Gmail et Gwave.

- Et pour finir une petite vidéo de l'application en fonctionnement:





jeudi 14 janvier 2010

Utiliser Zotero pour communiquer les nouvelles acquisitions

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L'un des enjeux majeurs des bibliothèques est la communication de notre travail (primitivement l'achat de livres) auprès du public. Pour ce faire, la plupart des établissements présentent des listes (plus ou moins à jour) issues de leur SIGB. C'est bien (quand ça existe) mais d'une part ça dépend terriblement des fonctionnalités du SIGB, d'autre part ça conditionne l'information à l'entrée des données dans le système (qui permet rarement de distinguer une acquisition "prévue courant 2010 pour de l'allemand" d'une entrée effective dans le catalogue...
Or Zotero (parmi les logiciels gratuits de gestion bibliographique) permet cela via ses groupes publics! Je vais donc essayer d'expliquer une petite procédure d'organisation d'un circuit d'acquisition permettant aux usagers de savoir en temps réel ce qui est prévu, ce qui est en attente, ce qui est commandé.

- Tout d'abord il faut posséder la dernière version 2.0 de Zotero qui permet la synchronisation de sa bibliothèque sur le web. Une fois installé il faut se créer un compte Zotero.
- Créer un nouveau groupe (directement dans Zotero), en cochant le statut" Public" avec "closed membership" (si vous ne voulez pas que tout le monde vienne mettre le souk dans vos listes d'acquisitions...).










- Ensuite (sur internet cette fois) dans "Manage Groups/Members/send more invitations", entrez les adresses email des acquéreurs.
- Dans la "Library" de votre groupe, cochez "Library reading: anyone on the internet" et "Library editing: any group member" et enregistrez. Ce qui donne le droit à n'importe qui de lire les informations publiées et aux seuls acquéreurs déclarés dans le groupe d'alimenter le compte.















- Dans votre Zotero, synchronisez avec la flèche en haut à droite
Vous verrez apparaitre votre groupe dans la colonne de gauche (Group Libraries).
- Créez votre "bibliothèque" sous ce groupe. Attention : la "bibliothèque" sera la même pour tous les acquéreurs et devra être intelligible pour vos usagers. Pensez à créer des arborescences. Désormais votre utilisation de Zotero sera publique, aussi, pensez collectif. Par exemple : un dossier par langue ou par discipline, puis des sous-dossiers "suggestions", "en attente de publication", "commandes passées" (avec un sous-dossier par mois de saisie), "en traitement", etc.
- Insérez sur votre site le lien vers la "bibliothèque" du groupe sur le site Zotero (ou mieux : la page complète sur votre univers public Netvibes...).
[MAJ] sur remarque d'un lecteur attentif, je signale aussi qu'il est possible de proposer le fil RSS de la "bibliothèque" Zotero. Un seul problème: le rss affiche l'éventuel lien Amazon comme item spécifique, créant de fait un doublon... (si quelqu'un trouve la solution, n'hésitez pas à le signaler en commentaire, merci!)

- Pour la récupération de notices, privilégiez la baguette magique (qui va chercher en un clic la notice Worldcat à partir de l'isbn de l'ouvrage) : le translator Worldcat semble le plus complet et vous garantit de récupérer l'isbn 13. Personnellement je cherche l'ouvrage par son isbn dans la base de mon fournisseur ou chez l'éditeur ou chez Amazon (selon la "rareté "du document), ce qui me permet de pouvoir copier le prix, puis j'attrape la notice avec la baguette magique et je colle le prix en "Note" dans ma notice Zotero (et éventuellement le nom du chercheur demandeur).
- L'objet de ce billet est de pouvoir présenter les acquisitions en cours, mais vous pouvez aller plus loin en exportant votre bibliothèque au format XML et en la réimportant dans le SIGB (je prolongerai ce billet dès que j'aurais pu expérimenter l'import automatique dans notre SIGB Aleph, mais tout CR d'expérience est le bienvenu en commentaires :)).


vendredi 8 janvier 2010

Visite de la bibliothèque publique d'Amsterdam

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L'Openbare Bibliotheek Amsterdam (OBA, 2001-2007) est un lieu de vie très réussi (et pas seulement grâce à son nom ! ;-)). Construite à côté de la gare centrale sur les Docks Est, elle offre une vue exceptionnelle sur la ville depuis le 7e étage.
Présentation vidéo (sous-titrée en anglais)




Le bâtiment
Architecte : Jo Coenen. A lire/à feuilleter, un entretien avec Hans Ibelings, illustré de photos et de schémas explicites (en anglais).

Quelques chiffres
28 000 m2,
10 niveaux en tout, 8 ouverts au public,
300 m2 d'espace d'exposition,
8 km de rayons en accès libre et 24 km en magasin,
un peu plus de 300 employés,
1 million de visiteurs en 7 mois, environ 5000 visiteurs par jour et 7000 le samedi...

L'ameublement
Design oblige, tous les postes OPAC sont des iMac ! Oui, juste parce qu'ils se marient bien avec le bureau de renseignements. Du coup, les usagers repèrent facilement les postes dédiés au catalogue de la bibliothèque.
L'éclairage est principalement intégré aux étagères (pas de plafonniers). Les tablettes du bas sont inclinées vers l'arrière afin de visualiser plus facilement les dos des documents.
Des fauteuils aux formes et aux couleurs variées un peu partout. Un seul espace où il est demandé de se taire, uniquement meublé de grands fauteuils blancs, idéal pour faire la sieste (j'ai testé :-) !).


Les services
1000 places assises dont 600 équipées de PC (microsoft office et internet),
7 bureaux de renseignements,
8 automates de prêt avec derrière un robot effectuant un premier tri des documents restitués, ce dispositif permettant d'améliorer la disponibilité du personnel pour le public en salle.
Un théâtre, un musée, un studio radio, des salles de réunion, un espace atelier pour les plus jeunes en plus d'un auditorium pour "l'heure du conte"... Il y a aussi un piano en libre service dans le hall... 25 animations par mois environ.
Un restaurant avec terrasse (au 7e étage) et une cafétéria (au rez-de-chaussée).
Ouverture 7/7, 12 heures par jour de 10h à 22h...
25 euros par an pour les plus de 18 ans.

L'OBA mise sur la convivialité d'un lieu ouvert à tous proposant de nombreuses activités culturelles et de loisirs. Les personnels sont fiers de leur bibliothèque et ils peuvent l'être !
On ne peut également s'empêcher de penser à la DOK de Delft (visitée en solo trop rapidement :( !) qui comme l'OBA séduit énormément avec un objectif plus marqué pour l'innovation et le développement des services web (pour en savoir plus sur la DOK, vous pouvez lire les billets de Bibenfolie qui a eu la chance d'y effectuer un stage).

Et pour finir des billets sur l'OBA par Bibliobsession (13/11/2007) et Bibenfolie (30/03/2009).


jeudi 24 décembre 2009

Visite de la bibliothèque universitaire d'Utrecht

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Début décembre, j'ai eu l'occasion de visiter quelques bibliothèques aux Pays-Bas. Voici quelques notes prises au cours de ce voyage en commençant par La BU d'Utrecht (UBU).

Le bâtiment (2004)
Elle vaut le détour ne serait-ce qu'au plan architectural : bâtiment noir intérieur/extérieur avec des impressions de saules sur les vitres, (d'après une photo de Kim Zwarts) et en relief sur les cloisons de béton peintes en noir... Au premier abord, on a l'impression de se retrouver du côté obscur de la force ;-), seuls certains éléments du mobilier sont en rouge (bureaux d'information, banque de prêt, stations OPAC, banquettes) afin d'attirer l'œil (signalétique minimale pas toujours bien comprise par le public d'après les bibliothécaires...). Sols blanc/gris, tables de travail en bois clair.
L'impression de froideur s'estompe pourtant rapidement laissant place au "zen". Le bâtiment est pourtant composé de grands espaces pour la plupart ouverts. Un coin détente (banquettes et gros coussins, distributeurs de boisson) a été installé dans un espace opposé aux salles de travail.

Quelques chiffres
1584 : date de création de la bibliothèque
3 624 380 livres et journaux
7848 titres de périodiques imprimés
10 261 titres de périodiques électroniques
167 équivalents temps plein
243 personnes dont 117 hommes et 126 femmes répartis dans 6 sections.

Volonté de devenir un véritable acteur scientifique au sein de l'université, de personnaliser les services rendus aux usagers ("customers" pour eux :( !) et de les intégrer au processus d'apprentissage . Accès à "Ma bibliothèque" à distance pour les chercheurs, les enseignants et les étudiants. Conservation et accès à l'information scientifique imprimée. En matière d'accessibilité à l'information scientifique et technique, les maîtres mots sont : exhaustivité, innovation, souplesse, professionnalisme et mise en valeur.
Coopération nationale : UKB (consortium de 13 bibliothèques universitaires et de la Bibliothèques Nationale).


Des services
"My Library" (avec page d'accueil et informations personnalisées)

Virtual Knowledge Center (VKC : à la fois environnement de travail et bibliothèque en ligne contenant des informations dans une certaine discipline. Communauté virtuelle dans laquelle les chercheurs, professeurs et étudiants d'un centre de recherche en particulier peuvent collaborer et partager leurs résultats de recherche avec d'autres. Différents niveaux d'accès à l'information sont définis afin de préserver la confidentialité de sujets de recherche et à encourager la communication). L'objectif est de s'appuyer sur la spécialité et l'expertise d'un groupe pour enrichir et animer le VKC de sa discipline. La BU propose les moyens et l'organisation (l'accent est mis sur la garantie de la pérennité des données, la simplicité de prise en main des outils et l'homogénéité de interfaces entre intranet et internet) mais c'est le groupe de spécialistes qui est responsable de la politique éditoriale. Actuellement il existe une vingtaine de VKC à Utrecht. Par contre il n'est pas possible de faire fonctionner un groupe de moins de 4 personnes, d'où l'idée d'ouvrir ces cercles à des chercheurs d'autres universités. Mais cela pose quelques soucis au niveau de l'édition scientifique...

Igitur (Utrecht Publishing & Archiving Services). Département de la bibliothèque universitaire qui favorise le développement de l'édition numérique. Igitur aide des scientifiques, des groupes de recherche ou des communautés scientifiques à déterminer une stratégie de publication optimale et à réaliser ces publications en collaboration étroite avec les usagers). Objectif premier : accroître l'accès à l'information scientifique.

Virtual Data Center : 2010...


Et encore merci à l'équipe qui nous a si bien reçus ! :-)


jeudi 17 décembre 2009

LibX Sudoc ! M'enfin ! 2/2

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Dans un premier billet sur le sujet, j'ai commencé à expliquer comment créer un plugin LibX pour une URL dite complexe avec la méthode "Join". Je butais encore sur certains points (recherche sur les ISSN surtout) quand...
...Ma troisième tentative de demande d'adaptation des options de recherche dans LibX a fonctionné (j'ai peut-être fait des progrès en anglais entre-temps ;-)...). En expliquant bien mon problème, l'équipe LibX m'a renvoyé une option à tester, ajouter l'option "is" dans mon URL sans changer mes options de recherche initiales, image ci-dessous :
Options de recherche dans l'onglet "Catalogs & Databases"











L'aide LibX m'invitait donc à : "Use 'is' for ISSN, as in %JOIN{}{i| ... }{is| .... }"
Ce que je me suis empressée de faire :
Mon URL devenant :
http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SET=3/TTL=2/CMD?ACT=SRCHM%JOIN{}{a|&ACT0=&IKT0=1004&TRM0=%a}{t|&ACT1=*&IKT1=4&TRM1=%t}{Y|&ACT2=*&IKT2=1016&TRM2=%Y}{i|&ACT3=*&IKT3=7&TRM3=%i}{is|&ACT0=&IKT0=8&TRM0=%is}

Cette option règle enfin le problème de reconnaissance des ISSN quand un catalogue utilise deux index distincts pour les ISBN et ISSN. Le plugin fonctionne désormais correctement et rend ces numéros cliquables lors d'une navigation, dans l'exemple ci-dessous l'ISSN de AJ famille :










[Update n°1 : erreur de diagnostic ! Il y en a au moins un qui suit ! ;-) Merci Lully pour avoir pointé l'incohérence...]

Il ne reste qu'un seul petit point à régler pour mettre à disposition ce plugin au utilisateurs du Sudoc : sur certains sites, dont Amazon, les ISBN 13 ne sont pas détectés et seul l'ISBN 10 est cliquable. Ce qui pose problème quand ce dernier n'est pas présent dans la notice Sudoc il semble que la conversion automatique des ISBN 13 en ISBN 10 soit encore active pour certains sites dont Amazon, et ce, même en ayant décoché l'option prévue...

Dès que LibX me répond je ferai un update...

[Update n°2 : pas de réaction de la part de l'équipe LibX et c'est normal... Afin de ne pas rendre cliquable des numéros qui ressembleent à des ISBN/ISSN, certaines formes sont rejetées par le système. Il se trouve que la façon de transcrire les ISBN 13 par Amazon par exemple, fait partie de ces formes rejetées !
Extrait de la page de test LibX :
"To avoid too many false positives (numbers that look like ISBNs/ISSNs, and have the correct checksum, but really aren't standard numbers), we conservatively suppress some forms. The following forms should not have turned into autolinks: 00987484 , 100987484 , 10098-7484 , 006-073-132X , 006-073-1328 , 006-0731328, 006-073-132X, 006-073-1328."
Il ne reste qu'à demander à Amazon de changer la forme des ISBN 13 sur son site... :( ]

Voilà ! Pour ceux qui ont envie d'intégrer cette URL dans leur plugin LibX de bibliothèque, en second catalogue par exemple, servez-vous ! :)

lundi 7 décembre 2009

Prospective (2/2): Mozilla Firefox, Raindrop, thunderbird et les autres.

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Selon moi les trois sociétés IT les plus innovantes depuis quelques temps sont Google, Mozilla et Apple. Mozilla (tout comme Wikipedia) est parvenue en peu d'années à devenir acteur de premier plan trustant l'actualité du web et contraignant ses concurrents à s'adapter à ses projets. Il n'y a aucune comparaison entre les moyens d'une firme de Wall Street comme Google et d'une fondation "libre" comme Mozilla. Et pourtant les projets des concepteurs de Firefox semblent aussi (voire plus) prometteurs que ceux de Google. Tour d'horizon.

- Le projet qui risque de sortir le plus rapidement est Thunderbird 3 (attendu en fin d'année ou tout début 2010 - la RC2 est sortie début novembre). Pour revenir un peu sur mes premières impressions, la dernière version du client messagerie surprend avant tout par la puissance de son moteur de recherche qui est mis en avant par la quasi-suppression de la barre de tâches supérieure. Il est possible de lancer une recherche sur l'ensemble des critères, avec filtres après une première recherche. C'est assez déroutant au premier abord mais cela risque de changer pas mal l'utilisation de cette fonction, notamment dans le cadre professionnel.













Autre point positif, l'insertion du module complémentaire Thunderbrowse, mini-navigateur permettant d'afficher les liens dans la fenêtre des messages. L'agenda Lightning n'est pas encore intégré mais devrait l'être (si ce n'est sur la finale, probablement sur des mises à jour de Thunderbird 3). Les contacts peuvent désormais être ajoutés en un clic (comme pour les favoris de Firefox). Enfin, et surtout, l'ouverture des messages se fait désormais dans des onglets, simplifiant la navigation en se calant sur les habitudes prises sous Firefox. La filiale Mozilla Messaging souhaite désormais que la production de modules complémentaires devienne aussi florissante que sous Firefox (ce qui était loin d'être le cas jusqu'ici).
- Concernant Firefox 4 (prévu pour le printemps 2010), le gros changement serait graphique, avec (malheureusement...) une très grosse influence de Chrome ressentie chez Mozilla, dans le sens de l'épuration de la barre de taches. On annonce également l'intégration (enfin!!) de Weave, le projet des Mozilla Labs qui synchronise l'ensemble des données de votre navigateur (jusqu'aux onglets ouverts) sur un serveur... et qui périme pratiquement les essentielles extensions FEBE, Xmarks et PasswordExporter. Prism devrait également être intégré au navigateur : profitant de la séparation des processus initiée par Chrome et reprise par Firefox 3.5, ce module permet de lancer des pages web séparément du navigateur. Vous pouvez ainsi disposer d'une icône "Netvibes" ou "Gmail" sur votre bureau, qui lancent l'application individuellement.
- Pour ce qui est des projets plus expérimentaux, la gestion de l'accéléromètre par Firefox 3.6 et Firefox Mobile (ex-Fenec) montre l'attention toute particulière de Mozilla aux applications de demain.

- A ce titre, le Mozilla Labs est très actif et prospectif. Les projets les plus aboutis sont Weave (en passe de sortir du statut de bêta), Prism et Personas (désormais intégré à Firefox). Le projet Snowl (visant à intégrer les flux RSS, la messagerie et twitter dans le navigateur) semble lui encore en version de travail et devrait logiquement être abandonné si Raindrop grandit rapidement.
- Ce dernier projet annoncé semble à première vue un concurrent de Google Wave. Différents commentateurs disent qu'il n'en est rien et que le projet a été conçu bien avant celui de Google. Difficile de connaître l'état d'avancement réel du projet (certaines informations sur le web prédisent un lancement en bêta (c'est à dire utilisable par le commun des mortels) avant l'été 2010. Raindrop est une tentative passionnante de réunir et organiser les différents flux de communication que nous utilisons, dans une même application. En somme, répondre à l'insuffisance des messageries traditionnelles. Le projet Mozilla ne cherche pas à réinventer la communication (contrairement à GWave) mais à l'accompagner en proposant un outil adapté aux besoins immédiats des utilisateurs. Une galerie des développeurs permet d'imaginer à quoi cela pourra ressembler (et l'on peut dire que c'est alléchant).































Pour les aventuriers qui souhaiteraient tester l'outil (c'est bien entendu Opensource), il vous faudra compiler les fichiers (Raindrop n'étant même pas au stade de l'alpha...). Un tuto sous Ubuntu est disponible ici.

Le Journaldunet a publié en septembre dernier un résumé des projets du MozillaLabs en cours.