Les bibotweets

jeudi 24 décembre 2009

Visite de la bibliothèque universitaire d'Utrecht

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Début décembre, j'ai eu l'occasion de visiter quelques bibliothèques aux Pays-Bas. Voici quelques notes prises au cours de ce voyage en commençant par La BU d'Utrecht (UBU).

Le bâtiment (2004)
Elle vaut le détour ne serait-ce qu'au plan architectural : bâtiment noir intérieur/extérieur avec des impressions de saules sur les vitres, (d'après une photo de Kim Zwarts) et en relief sur les cloisons de béton peintes en noir... Au premier abord, on a l'impression de se retrouver du côté obscur de la force ;-), seuls certains éléments du mobilier sont en rouge (bureaux d'information, banque de prêt, stations OPAC, banquettes) afin d'attirer l'œil (signalétique minimale pas toujours bien comprise par le public d'après les bibliothécaires...). Sols blanc/gris, tables de travail en bois clair.
L'impression de froideur s'estompe pourtant rapidement laissant place au "zen". Le bâtiment est pourtant composé de grands espaces pour la plupart ouverts. Un coin détente (banquettes et gros coussins, distributeurs de boisson) a été installé dans un espace opposé aux salles de travail.

Quelques chiffres
1584 : date de création de la bibliothèque
3 624 380 livres et journaux
7848 titres de périodiques imprimés
10 261 titres de périodiques électroniques
167 équivalents temps plein
243 personnes dont 117 hommes et 126 femmes répartis dans 6 sections.

Volonté de devenir un véritable acteur scientifique au sein de l'université, de personnaliser les services rendus aux usagers ("customers" pour eux :( !) et de les intégrer au processus d'apprentissage . Accès à "Ma bibliothèque" à distance pour les chercheurs, les enseignants et les étudiants. Conservation et accès à l'information scientifique imprimée. En matière d'accessibilité à l'information scientifique et technique, les maîtres mots sont : exhaustivité, innovation, souplesse, professionnalisme et mise en valeur.
Coopération nationale : UKB (consortium de 13 bibliothèques universitaires et de la Bibliothèques Nationale).


Des services
"My Library" (avec page d'accueil et informations personnalisées)

Virtual Knowledge Center (VKC : à la fois environnement de travail et bibliothèque en ligne contenant des informations dans une certaine discipline. Communauté virtuelle dans laquelle les chercheurs, professeurs et étudiants d'un centre de recherche en particulier peuvent collaborer et partager leurs résultats de recherche avec d'autres. Différents niveaux d'accès à l'information sont définis afin de préserver la confidentialité de sujets de recherche et à encourager la communication). L'objectif est de s'appuyer sur la spécialité et l'expertise d'un groupe pour enrichir et animer le VKC de sa discipline. La BU propose les moyens et l'organisation (l'accent est mis sur la garantie de la pérennité des données, la simplicité de prise en main des outils et l'homogénéité de interfaces entre intranet et internet) mais c'est le groupe de spécialistes qui est responsable de la politique éditoriale. Actuellement il existe une vingtaine de VKC à Utrecht. Par contre il n'est pas possible de faire fonctionner un groupe de moins de 4 personnes, d'où l'idée d'ouvrir ces cercles à des chercheurs d'autres universités. Mais cela pose quelques soucis au niveau de l'édition scientifique...

Igitur (Utrecht Publishing & Archiving Services). Département de la bibliothèque universitaire qui favorise le développement de l'édition numérique. Igitur aide des scientifiques, des groupes de recherche ou des communautés scientifiques à déterminer une stratégie de publication optimale et à réaliser ces publications en collaboration étroite avec les usagers). Objectif premier : accroître l'accès à l'information scientifique.

Virtual Data Center : 2010...


Et encore merci à l'équipe qui nous a si bien reçus ! :-)


jeudi 17 décembre 2009

LibX Sudoc ! M'enfin ! 2/2

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Dans un premier billet sur le sujet, j'ai commencé à expliquer comment créer un plugin LibX pour une URL dite complexe avec la méthode "Join". Je butais encore sur certains points (recherche sur les ISSN surtout) quand...
...Ma troisième tentative de demande d'adaptation des options de recherche dans LibX a fonctionné (j'ai peut-être fait des progrès en anglais entre-temps ;-)...). En expliquant bien mon problème, l'équipe LibX m'a renvoyé une option à tester, ajouter l'option "is" dans mon URL sans changer mes options de recherche initiales, image ci-dessous :
Options de recherche dans l'onglet "Catalogs & Databases"











L'aide LibX m'invitait donc à : "Use 'is' for ISSN, as in %JOIN{}{i| ... }{is| .... }"
Ce que je me suis empressée de faire :
Mon URL devenant :
http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/CMD?ACT=SRCHM%JOIN{}{a|&ACT0=&IKT0=1004&TRM0=%a}{t|&ACT1=*&IKT1=4&TRM1=%t}{Y|&ACT2=*&IKT2=1016&TRM2=%Y}{i|&ACT3=*&IKT3=7&TRM3=%i}{is|&ACT0=&IKT0=8&TRM0=%is}

Cette option règle enfin le problème de reconnaissance des ISSN quand un catalogue utilise deux index distincts pour les ISBN et ISSN. Le plugin fonctionne désormais correctement et rend ces numéros cliquables lors d'une navigation, dans l'exemple ci-dessous l'ISSN de AJ famille :










[Update n°1 : erreur de diagnostic ! Il y en a au moins un qui suit ! ;-) Merci Lully pour avoir pointé l'incohérence...]

Il ne reste qu'un seul petit point à régler pour mettre à disposition ce plugin au utilisateurs du Sudoc : sur certains sites, dont Amazon, les ISBN 13 ne sont pas détectés et seul l'ISBN 10 est cliquable. Ce qui pose problème quand ce dernier n'est pas présent dans la notice Sudoc il semble que la conversion automatique des ISBN 13 en ISBN 10 soit encore active pour certains sites dont Amazon, et ce, même en ayant décoché l'option prévue...

Dès que LibX me répond je ferai un update...

[Update n°2 : pas de réaction de la part de l'équipe LibX et c'est normal... Afin de ne pas rendre cliquable des numéros qui ressembleent à des ISBN/ISSN, certaines formes sont rejetées par le système. Il se trouve que la façon de transcrire les ISBN 13 par Amazon par exemple, fait partie de ces formes rejetées !
Extrait de la page de test LibX :
"To avoid too many false positives (numbers that look like ISBNs/ISSNs, and have the correct checksum, but really aren't standard numbers), we conservatively suppress some forms. The following forms should not have turned into autolinks: 00987484 , 100987484 , 10098-7484 , 006-073-132X , 006-073-1328 , 006-0731328, 006-073-132X, 006-073-1328."
Il ne reste qu'à demander à Amazon de changer la forme des ISBN 13 sur son site... :( ]

Voilà ! Pour ceux qui ont envie d'intégrer cette URL dans leur plugin LibX de bibliothèque, en second catalogue par exemple, servez-vous ! :)

lundi 7 décembre 2009

Prospective (2/2): Mozilla Firefox, Raindrop, thunderbird et les autres.

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Selon moi les trois sociétés IT les plus innovantes depuis quelques temps sont Google, Mozilla et Apple. Mozilla (tout comme Wikipedia) est parvenue en peu d'années à devenir acteur de premier plan trustant l'actualité du web et contraignant ses concurrents à s'adapter à ses projets. Il n'y a aucune comparaison entre les moyens d'une firme de Wall Street comme Google et d'une fondation "libre" comme Mozilla. Et pourtant les projets des concepteurs de Firefox semblent aussi (voire plus) prometteurs que ceux de Google. Tour d'horizon.

- Le projet qui risque de sortir le plus rapidement est Thunderbird 3 (attendu en fin d'année ou tout début 2010 - la RC2 est sortie début novembre). Pour revenir un peu sur mes premières impressions, la dernière version du client messagerie surprend avant tout par la puissance de son moteur de recherche qui est mis en avant par la quasi-suppression de la barre de tâches supérieure. Il est possible de lancer une recherche sur l'ensemble des critères, avec filtres après une première recherche. C'est assez déroutant au premier abord mais cela risque de changer pas mal l'utilisation de cette fonction, notamment dans le cadre professionnel.












Autre point positif, l'insertion du module complémentaire Thunderbrowse, mini-navigateur permettant d'afficher les liens dans la fenêtre des messages. L'agenda Lightning n'est pas encore intégré mais devrait l'être (si ce n'est sur la finale, probablement sur des mises à jour de Thunderbird 3). Les contacts peuvent désormais être ajoutés en un clic (comme pour les favoris de Firefox). Enfin, et surtout, l'ouverture des messages se fait désormais dans des onglets, simplifiant la navigation en se calant sur les habitudes prises sous Firefox. La filiale Mozilla Messaging souhaite désormais que la production de modules complémentaires devienne aussi florissante que sous Firefox (ce qui était loin d'être le cas jusqu'ici).
- Concernant Firefox 4 (prévu pour le printemps 2010), le gros changement serait graphique, avec (malheureusement...) une très grosse influence de Chrome ressentie chez Mozilla, dans le sens de l'épuration de la barre de taches. On annonce également l'intégration (enfin!!) de Weave, le projet des Mozilla Labs qui synchronise l'ensemble des données de votre navigateur (jusqu'aux onglets ouverts) sur un serveur... et qui périme pratiquement les essentielles extensions FEBE, Xmarks et PasswordExporter. Prism devrait également être intégré au navigateur : profitant de la séparation des processus initiée par Chrome et reprise par Firefox 3.5, ce module permet de lancer des pages web séparément du navigateur. Vous pouvez ainsi disposer d'une icône "Netvibes" ou "Gmail" sur votre bureau, qui lancent l'application individuellement.
- Pour ce qui est des projets plus expérimentaux, la gestion de l'accéléromètre par Firefox 3.6 et Firefox Mobile (ex-Fenec) montre l'attention toute particulière de Mozilla aux applications de demain.

- A ce titre, le Mozilla Labs est très actif et prospectif. Les projets les plus aboutis sont Weave (en passe de sortir du statut de bêta), Prism et Personas (désormais intégré à Firefox). Le projet Snowl (visant à intégrer les flux RSS, la messagerie et twitter dans le navigateur) semble lui encore en version de travail et devrait logiquement être abandonné si Raindrop grandit rapidement.
- Ce dernier projet annoncé semble à première vue un concurrent de Google Wave. Différents commentateurs disent qu'il n'en est rien et que le projet a été conçu bien avant celui de Google. Difficile de connaître l'état d'avancement réel du projet (certaines informations sur le web prédisent un lancement en bêta (c'est à dire utilisable par le commun des mortels) avant l'été 2010. Raindrop est une tentative passionnante de réunir et organiser les différents flux de communication que nous utilisons, dans une même application. En somme, répondre à l'insuffisance des messageries traditionnelles. Le projet Mozilla ne cherche pas à réinventer la communication (contrairement à GWave) mais à l'accompagner en proposant un outil adapté aux besoins immédiats des utilisateurs. Une galerie des développeurs permet d'imaginer à quoi cela pourra ressembler (et l'on peut dire que c'est alléchant).































Pour les aventuriers qui souhaiteraient tester l'outil (c'est bien entendu Opensource), il vous faudra compiler les fichiers (Raindrop n'étant même pas au stade de l'alpha...). Un tuto sous Ubuntu est disponible ici.

Le Journaldunet a publié en septembre dernier un résumé des projets du MozillaLabs en cours.

lundi 30 novembre 2009

Test Google Fusion Table

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La sortie il y a quelques mois d'un petit projet Google Labs (dont j'avais parlé ici) m'a donné envie de tester (sans a priori) une manipulation simple (en principe...) qui devrait aider des étudiants et chercheurs à exploiter des données récupérées sur le web.
L'idée simple est que beaucoup de documents récupérés sont sous la forme de PDF, format bien pratique pour la diffusion mais qui ne prévoit pas l'export global d'informations vers d'autres supports (au hasard Excel/calc ou Word/writer). Imaginant ce que l'on pourrait faire avec Google Fusion Table et bavant sur la génération automatique de cartes et diagrammes divers très alléchants, j'ai élaboré le scénario suivant:

sociologue travaillant sur l'Indice de développement humain, j'ai récupéré en pdf le rapport annuel et souhaite pouvoir en extraire différents tableaux avec lesquels je pourrais générer des cartes et diagrammes.

Ayant mon document sur mon Bureau, je le convertis en Excel grâce à l'outil en ligne PdFtoExcel online (attention aux messageries professionnelle qui sont souvent très suspicieuses des pièces jointes et risquent de voir virer mail et fichier sans autre forme de procès...). Pour bien faire les choses, j'ai coupé mon pdf au préalable grâce à mon imprimante virtuelle gratuite (avec pdf creator par exemple) et sorti les seules pages du tableau que je souhaité exploiter.

- Je toilette un peu et vérifie mon excel.
- J'importe dans Google Fusion Table
- ... et je m'aperçois qu'à moins d'un sérieux travail préparatoire sur le tableau excel, j'obtiendrais dans Google des données très partiellement exploitables (notamment pas possible de générer une carte du monde...).
Conclusion: décevant et nécessite suffisamment de boulot pour dissuader les utilisateurs.

Conclusion bis: préférer utiliser l'extraordinaire page d'outils et de générateurs de l'ONU

lundi 23 novembre 2009

LibX Sudoc ? M'enfin !?! 1/2

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LibX Sudoc ! M'enfin ! 2/2

[Attention ! Ce billet est un peu long et traite d'un sujet un peu plus pointu que d'habitude... Âmes sensibles s'abstenir ! ;-)]
Cela fait quelques temps déjà que je voulais créer un plugin LibX pour le Sudoc (et je n'étais pas la seule ;-)). C'est maintenant chose (presque) faite. LibX est une extension de recherche pour catalogue de bibliothèque à installer sur son navigateur préféré (Firefox ou Internet Explorer).
Chapo s'était occupé de créer celui du catalogue du SCD de Metz.
Pour mieux comprendre à quoi sert (de façon générale) ce plugin, je vous invite à lire le tuto PDF ou à visionner le tuto animé réalisés pour l'occasion si ça n'est pas déjà fait.
Je conseille aussi à ceux qui ont envie de se lancer dans la création de ce plugin, de lire les articles de Lully consacrés à ce sujet. Il propose des tutoriels synthétiques et efficaces expliquant la façon d'opérer ainsi que des approches s'adaptant à différents objectifs d'utilisation (première approche, LibX et Zotero pour les acquéreurs ici et , LibX et proxy).

Pour le Sudoc j'ai utilisé la solution proposée pour les URL complexes.
  • Parce que le Catalogue Sudoc n'est pas dans la liste des "Manual configuration". Il fallait donc ajouter un "bookmarklet"/une URL servant de modèle :













  • l'URL de recherche multicritères du Sudoc n'était pas adaptée au modèle LibX proposé par défaut.
Dans la réponse à la question 11 des FAQ de LibX, la syntaxe préconisée dans ce cas est "%JOIN". En voici le modèle :
"%JOIN{connector}{type1|value1}{type2|value2}{....}"

Où, le "type" correspond à un code d'option de recherche (par exemple : a pour auteur, t pour titre, etc.) et "value" correspond à l'équation de recherche du catalogue correspondant à l'option de recherche indiquée (exemple pour le Sudoc : {a|&ACT0=&IKT0=1004&TRM0=%a}, %a étant remplacé par le terme de recherche lors du lancement d'une requête. 1004 correspond à l'index des noms auteurs du Sudoc).
Elle m'a donnée un peu de fil à retordre mais j'ai fini par y arriver...
Après quelques essais infructueux je me suis décidée à faire appel à l'aide en ligne [bouton "Help me with" dans l'onglet "My Editions"]. Manque de chance (?) pour moi, j'ai reçu une réponse quelque peu laconique avec un lien me renvoyant vers le paragraphe des FAQ que j'avais déjà consulté ! Et M... !
J'ai donc repris ma réflexion, en me disant que j'étais de toute façon sur la bonne voie, avec l'aide ponctuelle d'un collègue compréhensif (merci Pierre ;) !).
Il s'agissait d'abord de comprendre la logique d'affichage et les codes des requêtes utilisés dans l'URL du catalogue pour une recherche multicritères. Exemple d'URL pour une recherche Auteur : Baudelaire et Titre : fleurs.
http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SET=4/TTL=2/CMD?ACT=SRCHM&ACT0=SRCH&MATCFILTER=Y&MATCSET=Y&NOSCAN=Y&PARSE_MNEMONICS=N&PARSE_OPWORDS=N&PARSE_OLDSETS=N&IMPLAND=Y&screen_mode=Recherche&IKT0=1004&TRM0=baudelaire&ACT1=*&IKT1=4&TRM1=fleurs&ACT2=*&IKT2=1016&TRM2=&ACT3=*&IKT3=7&TRM3=&SRT=YOP&ADI_TAA=&ADI_LND=&ADI_JVU=&ADI_MAT=B&ADI_MAT=T&ADI_MAT=F&ADI_MAT=O&ADI_MAT=A&ADI_MAT=M&ADI_MAT=N&ADI_MAT=G&ADI_MAT=V&ADI_MAT=I&ADI_MAT=K&ADI_MAT=Y&ADI_MAT=X&ILN_DEP_BIB=DEP&NOT_USED_ADI_BIB=
Puis, il fallait éliminer le "superflux" ne pouvant être intégré (les différents critères de pertinences par exemple) sans nuire à l'interrogation principale.
http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/CMD?ACT=SRCHM&ACT0=Recherche&IKT0=1004&TRM0=baudelaire&ACT1=*&IKT1=4&TRM1=fleurs&ACT2=*&IKT2=1016&TRM2=&ACT3=*&IKT3=7&TRM3=
Enfin, il fallait recréer cette logique avec la méthode %Join. Il est préconisé dans l'aide d'utiliser l'URL encoding mais cela ne fonctionnait pas pour le Sudoc, jai donc gardé l'encodage ASCII. Je n'ai pas mis non plus d'opérateur booléen, inutile dans notre cas également.
4 requêtes sont possibles, simultanées ou non : Mots auteur (a) ; Mots du titre (t) ; Tous les mots (Y) ; ISBN (i). Au final j'obtiens cet URL Template :
http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/CMD?ACT=SRCHM%JOIN{}{a|&ACT0=&IKT0=1004&TRM0=%a}{t|&ACT1=*&IKT1=4&TRM1=%t}{Y|&ACT2=*&IKT2=1016&TRM2=%Y}{i|&ACT3=*&IKT3=7&TRM3=%i}

Pour créer un plugin le plus propre possible j'ai d'abord utilisé la possibilité de créer ses propres "Bookmarkletsearch options".

Je ne sais pas pourquoi mais ça n'a jamais fonctionné correctement (toujours aucune réponse de l'équipe LibX sur ce point mais il est bien précisé dans les FAQ, question 10, que l'aide n'est que partielle pour les catalogues personnalisés). J'ai donc fini par prendre les options paramétrées en les traduisant en français (bouton "Change"). J'ai aussi changé l'ordre d'apparition en utilisant le "drag and drop" (glisser / déposer) préconisé dans cet encart (a pour auteur, t pour titre, y pour tous les mots, etc.).
Résultat, quand on affiche la barre d'outils dans le navigateur :



Sauf que... dans le Sudoc il existe deux index distincts pour les ISBN et les ISSN. LibX ne proposant qu'un modèle commun ISBN/ISSN, j'ai donc décidé de prendre le modèle proposé pour les ISBN seulement et j'ai "détourné" un autre modèle (celui des recherches d'articles) en le renommant ISSN et en lui faisant correspondre le code index ISSN (8) : {d|&ACT4=*&IKT4=8&TRM4=%d}. Ce truc a fonctionné avec l'URL de recherche simple mais pas multicritères (pourquoi ? Parce que...). Je n'avais pas envie de créer une seconde URL modèle uniquement pour les ISSN car cela revient à devoir changer de "catalogue" dans l'interface publique et je ne trouve pas cela cohérent pour une même entité de départ.
De plus, cet arrangement pause un problème au niveau du paramétrage des préférences du menu contextuel, l'onglet ISSN renvoie par défaut à l'option de recherche i ISBN/ISSN de LibX (ici devenue ISBN car je l'ai renommée dans les search options, voir plus haut).




La recherche du menu contextuel et celle de "l'autolink" se font sur l'index des ISBN et non sur celui des ISSN. Les bidouilles ont des limites ! Je me vois donc dans l'obligation de créer un second bookmarklet pour les ISSN seulement... Et donc, de supprimer cette partie de l'URL template : {d|&ACT4=*&IKT4=8&TRM4=%d}.
Sauf que ! Le second bookmarklet reprend les mêmes options de recherche que le premier. Ce qui veut dire que le problème reste le même : impossible de faire une recherche ISSN pour le moment.

Restait le souci de recherche automatique sur les ISBN cliquables. Libx s'obstinant à convertir les ISBN 13 en ISBN 10, certains résultats s'en retrouvaient faussés. En effet, certaines notices du catalogue n'étaient retrouvées car elles ne contenaient que l'ISBN 13. Grâce à Lully (merci à lui !) qui m'a fait remarqué que l'option pouvait être désactivée dans d'autres bookmarklets, j'ai demandé à la cellule d'aide LibX si cette fonction pouvait être ajoutée et ça a été fait ! :-)










Seule ombre au tableau c'est le message de survol "ISBN not found" quand on passe la souris sur un ISBN cliquable, qui apparaît même si l'ouvrage est présent dans le catalogue...















Voilà ! J'en suis là pour le moment... Comme dirait Boris Vian :
"Y a quelque chose qui cloche là-dedans
J'y retourne immédiatement " !

vendredi 20 novembre 2009

Prospective (1/2): Google Wave, Google Drive et Chrome OS

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Le géant de Mountain View nous a habitué depuis des années à sortir régulièrement de nouveaux produits qui, pour certains changent radicalement notre pratique du web (Earth, Maps, Picasa,...) et de l'informatique, pour d'autres paraissent tout à fait anodins (Translation, code, ...). Avec la concentration accélérée et surtout la perméabilité de plus en plus importante entre télécom, informatique, web et musique (par exemple), la firme parait moins sure d'elle qu'elle nous y avait habitué. Si nombre de ballons d'essai issus des Google Labs n'ont pas vocation à devenir des produits majeurs, certains échecs (Knol) et tâtonnements laissent penser que Google ne sait plus bien où il va. En outre, certaines rumeurs dont le géant s'est fait le spécialiste tardent à se concrétiser. Alors qu'en est-il, que nous réserve Google dans les mois-années à venir?

[Note: cet article a été en partie rédigé avant la présentation de Chrome OS le jeudi 19 novembre 2009. Le principe de prospective en a été un peu périmé pour certains côtés, bien que les réflexions de fonds restent valables...]

Je vais me baser sur les grands projets annoncés (plus ou moins médiatiquement) et les grandes tendances qui semblent émerger des TIC. Ainsi l'on constate une distinction de plus en plus faible entre le web et le local. Les disques durs sont partout et deviennent inutiles (espaces de stockage en ligne semi-gratuits, multiplication des appareils multimédia dotés d'un stockage flash ou mécanique, synchronisation renforcée des données), les logiciels sont en ligne, le gratuit-libre est désormais aussi performant que le payant pour l'usage grand public. Enfin, les navigateurs tendent à fusionner l'ensemble des usages séparés, de la messagerie à la veille ou la musique et la vidéo en ligne.

Dans ce cadre la dernière grosse sortie de Google, son navigateur Chrome, a fait grand bruit. D'interface très simple, il apporte une fonction de navigation privée inédite et une rapidité qui le place en tête dans les comparatifs. Assez pour entrainer une réaction de Mozilla qui envisage de copier Chrome sur l'interface et l'attribution d'un processus par onglet sur ses prochaines versions (accélérant la vitesse de chargement de chaque onglet au risque de surcharger une session ouverte avec de nombreuses pages...).
L'annonce "légendaire" d'un système d'exploitation (qui s'avère n'être qu'une Debian habillée en Chrome) laisse penser que Google reste une firme visionnaire en pariant sur le tout web: son OS n'est qu'un navigateur étendu gérant le hardware de l'ordinateur et faisant fonctionner des applications web.
L'excellent Korben vient de publier une synthèse très parlante sur la présentation par Google de son "OS". Il en ressort que ceci semble encore une fois un coup d'annonce finalement mineur : Chrome OS ressemble très furieusement au système linux des eepc d'Asus et ne garantit pour l'instant aucune compatibilité matérielle et logicielle. Pas de Bureau, pas de widgets... Rien qui concurrencera un véritable OS malgré les annonces de version PC de bureau. Surtout, alors que se profile un déferlement du tout tactile dans les 10 années à venir, Chrome OS fait le service minimum sans rien anticiper (au risque d'être périmé dès lors que le grand public sera équipé d'écrans tactiles. Google fait beaucoup de com', laisse la communauté bosser et ne révolutionne rien avec son pseudo-OS. La force de Microsoft a toujours été sa grande compatibilité quand Mac et Linux avancent (très) doucement sur la même voie.
L'extension Gmail Drive montre la direction empruntée pour l'OS de Google, en rendant artificielle la distinction entre disque dur local et disque dur en ligne. Idem avec les rumeurs Gdrive, espace de stockage fusionné pour l'ensemble de ses applications Google. Mais pour le côté web-OS, Ubuntu est déjà sur la voie du Cloud-computing avec son stockage en ligne synchronisé Ubuntu One. Les grands fabricants de hardware ne l'attendent pas pour sortir leur propre interface linux (Cf la Freebox ou la Playstation 3). Bref, rien de révolutionnaire, rien qui n'impose de sortir de ses habitudes en continuant d'utiliser certaines applications Google sans pour autant adopter son pseudo-OS.
La seule vraie nouvelle est l'utilisation hors-ligne des applications Google, ce qui signifie tout simplement (et paradoxalement) que le géant du web qui a tout misé sur le online, devient un éditeur d'applications classiques sur le même créneau que OpenOffice, Mozilla ou Microsoft. En sachant que ses applications ne sont pas plus performantes que celles de Sun et de la Mozilla foundation par exemple...
Au final, Chrome OS est une simple fusion de l'ensemble des applications de Google (ou plutôt une juxtaposition). Une sorte de Google-Pack géant. Il ne crée aucunement un nouveau secteur mais sert (comme pour la navigateur Chrome) d'aiguillon permettant à la communauté du Libre de faire progresser rapidement ses outils.

Les dernières infos de Google donnent quelques pistes pour le reste:
- les tests en cours sur Google Wave (qui ressemble pour l'instant surtout à un super Gmail) le rachat de Gizmo5, laissent présager un prochain service de messagerie/chat/Webconf+VoIP qui manquait cruellement dans la suite Google. Si c'était le cas, Wave pourrait réellement prendre sa place en écrasant un projet Mozilla Raindrop bien plus modeste mais qui semble mieux pensé pour le moment (j'y reviendrai dans le second billet). Et surtout devenir un concurrent très sérieux pour détrôner Skype.
- les améliorations (test d'OCR) et déclarations sur GoogleDocs indiquent un passage de cap qui pourrait se voir concrétisé avec Chrome OS.
- Le GPS Google Maps intégré aux netbook Androïd (qui deviendront Chrome OS) est une bonne nouvelle mais se contente de s'engouffrer dans un secteur en expansion. L'ex-Fennec de Mozilla (désormais Firefox Mobile) semble plus innovant avec son accéléromètre...

Pour résumer tout ça:
- Google Wave sera un Skype évolué fusionnant tous les moyens de communication dans une même appli (probablement avec une version installable sur le Bureau de l'ordinateur). C'est le projet le plus intéressant à l'heure actuelle.
- Google OS ressemble à un pétard mouillé et précipité qui ne détrônera ni Ubuntu ni les Linux-OS des netbook.
- Google documents sortira probablement une version offline performante dont les innovations (OCR) seront reprises par OpenOffice.

et maintenant...?
Quid de GoogleEarth, qui continue son bonhomme de chemin sans grosse com'? Je ne sais pas si je suis le seul mais depuis plusieurs années je me demande quand Google décidera d'utiliser son mastodonte comme véritable navigateur. Tout est en place: l'installation sur poste, l'insertion des informations Google Maps (circulation, panomino, Street View), ouverture aux développeurs, le GPS, la géolocalisation Picasa, l'existence de Chrome,... Il ne manque plus qu'une navigation plus facile (gérant le tactile?) pour lancer une véritable révolution. Mais Google est-il assez visionnaire pour cela? Il semble malheureusement qu'il réussisse mieux par l'ajout discret de fonctionnalités à ses outils déjà existant (détection des visages dans Picasa, Street View dans Gmaps,...) que par le lancement de nouveaux produits.
Imaginez un Chrome-GoogleEarth et un GWave gérant la visioconf et le partage d'écran en parallèle, la véritable révolution serait là!

Pour info, le site de CNN s'est amusé à un exercice de prospective similaire en 2006.

jeudi 19 novembre 2009

Etude typologique sur les bibliobloggueurs: résultats

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L'enquête est terminée avec 43 participants sur la centaine contactée à partir de la liste bibliopédia. Un intérêt notable, d'autant qu'un petit problème technique a peut-être empêché certains de soumettre le formulaire...
Donc voici les conclusions après dépouillement (avec toutes les réserves sur le côté non-scientifique de l'étude) :


1 - Synthèse:

Les bibliogueurs qui ont répondus à l'étude sont majoritairement des hommes, âgés de 35 ans, de catégorie A, en poste dans une bibliothèque territoriale de la région parisienne. Ils sont rattachés à un service d'informatique documentaire, bloguent à titre "privé" sur un ordinateur sous système Windows, mais utilisent également un Mac ou un système Linux de temps en temps. Ils disposent de comptes "2.0" (twitter, delicious et un agrégateur RSS principalement) personnels et pour le blog. Celui-ci a une ancienneté de 2 ans.
(pour une analyse plus générale, n'étant ni sociologue ni #jeansarkozypartout je laisserai chacun interpréter ces chiffres très subjectifs mais qui donnent néanmoins un certain tableau des biblioblogs et de la profession).

2 - Détail:
- Sexe:

12 femmes

31 hommes


- Âge moyen:

23 à 59 ans

Moyenne 35 ans. Âge le plus représenté 33 ans.

Médiane à 34 ans.

Catégorie:

A 13 bibliothécaires + 14 conservateurs

B 8

C 6


Établissement:

BM: 17

SCD: 14

Grand établissement: 4

École: 2

CRDP: 1


Localisation:

Paris et région (élargie): 14

PACA (sud-est): 5

Nord/Est: 4

Angers: 3

Lyon et Rhône-Alpes: 3

Etranger:

- Québec: 4

- Sénégal:1

- Belgique: 1


Service:

Informatique documentaire: 21

Formation/services aux publics: 10

Collection/patrimoine: 6

Communication/valorisation: 4


Blog rattaché aux fonctions :

oui: 8

non: 35

12 bloguent aussi pendant le service (dont 9 conservateurs). 2 uniquement pendant le service.

2 bloguent sur le téléphone portable.


Ancienneté du blog:

Moyenne de 2 ans. 1/3 ont 1 an ou moins.


Informatique:

16 ont plusieurs OS (Mac, PC ou Linux)

Tous utilisent PC.

2 utilise uniquement Linux.

1 utilise uniquement Mac.


2,0:

- Twitter: 17

- Delicious: 16

- Bureautique en ligne: 11

- Facebook: 10

- Agrégateur: 15

- Zotero 2,0: 5

… perso:

- Twitter: 26

- Delicious: 24

- Bureautique en ligne: 27

- Facebook: 25

- Agrégateur: 33

- Zotero 2,0: 12


Motivation:

Veille collaborative (partager ses connaissances, découvertes). Collaboration professionnelle avant tout. Dans une moindre mesure lancer/participer au débat sur le métier et l'environnement.

lundi 16 novembre 2009

Créer des formulaires en ligne : JotForm, SurveyMonkey, Google Documents...

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Pour l'étude typologique sur les biblioblogueurs il nous fallait créer rapidement un questionnaire en ligne.
Dans nos échanges d'idées et réflexions diverses, nous avions déjà évoqué deux outils : SurveyMonkey (parce qu'utilisé en interne à l'ABES) et JotForm.

Juste un conseil pour démarrer : il est préférable de construire son formulaire avec le logiciel dès le départ, une fois l'idée générale correctement circonscrite, afin de travailler avec la logique de l'outil sans risquer de se retrouver bloqué par la logique d'un cheminement préalable pour laquelle l'outil n'offre pas de solution.

C'est JotForm qui a servi de support pour l'étude. Déniché chez emandarine, cet outil offre une version gratuite après inscription et une interface en français. Il permet de réaliser toutes sortes de formulaires, je vous renvoie vers l'article de emandarine pour plus de précisions sur la présentation générale.
Pour tester cet outil c'est ici en utilisant "test" pour login et mot de passe. Un tutoriel en anglais est disponible .
  • 12 formulaires pré paramétrés
  • 10 zones/formats/champs/boutons,... à insérer + 9 modules dynamiques (menus déroulants, code, captcha, image, étoiles à cocher,...)
  • 6 outils de paiement (paypal, etc)
  • possibilité d'afficher tout le code source du formulaire (et donc de bidouiller quelques paramètres de styles)
  • export en : lien permanent, copier sur un site, pdf, envoi par email, tableau, calendrier, excel, rss.
SurveyMonkey permet également de réaliser des questionnaires en ligne. L'interface est en anglais mais l'on peut créer des formulaires dans n'importe quelle langue.
Un tableau récapitulatif des différentes options est disponible ici. Des tutoriels sont disponibles . La version gratuite de SurveyMonkey est disponible après inscription et propose des services semblables à JotForm excepté l'import des résultats (discriminant dans notre cas !) :

  • limitée à 100 réponses par questionnaire de 10 questions maximum [100 réponses par mois pour JotForm, fichiers de 10MB maximum, le nombre de question ne semble pas limité... ],
  • accès aux 15 types de questions (fermées, ouvertes, à choix multiple, etc.),
  • possibilité de soumettre le formulaire via un lien sur son site ou par email,
  • habillage du formulaire : 15 thèmes aux choix,
  • visualisation des résultats en ligne mais pas de téléchargement ! [Ce que JotForm permet de faire au format .html, .xls ou .csv ou .txt (avec délimitations). Idem pour l'export du formulaire au format PDF.].
En bref, la version gratuite de JotForm est certainement plus intéressante que celle de SurveyMonkey.
Je ne connais pas les les performances de JotForm Premium (version payante, et si quelqu'un l'utilise les infos sont les bienvenues !) mais voici quelques indications sur la version payante de SurveyMonkey ( merci pour les infos Isabelle ;-) !) :

  • nombre illimité de réponses et de questions, ainsi que la personnalisation des thèmes,
  • protection des questionnaires par mot de passe, contrôle adresse IP et date butoir,
  • contrôle de champs possible : obligatoire, présence de certains caractères (ex : @),
  • possibilité d'alimenter le formulaire par sessions successives : définition de dates de début et de fin pour chaque session. Filtrage des réponses par session,
  • création d'itinéraires logiques avec sauts de questions pour profils différents (ceci suppose de bien maîtriser les enchaînements pour obtenir un questionnaire cohérent. Une question de choix entrainant des questions ultérieures différentes selon la réponse doit obligatoirement se trouver en fin de page ou sur une page seule),
  • téléchargement des résultats (partiel ou total) se fait en .html, .xls , .csv, .xml ou PDF. Sachant que les diagrammes sont automatiquement générés pour le format .xls et que le PDF est actif (offrant donc la possibilité d'envoyer un formulaire à compléter sous cette forme. Le dépouillement se faisant à la main dans ce cas...),
  • possibilité de créer des filtres pour générer des rapports croisant certains résultats.

Ce qui est appréciable :
aucune publicité pour l'outil n'est incluse dans les pages du formulaire (le nom de l'outil apparaît dans l'adresse URL des pages uniquement),
la finesse des possibilités et des critères offerts dans la création des questions et de leur enchaînement logique,
la personnalisation des pages (logo, couleurs).

Points à améliorer :
manque de contrôle sur la validation finale des formulaires (une personne peut très bien quitter la dernière page sans valider, sachant que son formulaire sera tout de même enregistré. Cela remet en cause le contrôle par IP),
le format PDF ne permet pas de faire apparaitre le texte libre entré dans les champs dédiés,
même si une personne ne devait pas remplir tout le formulaire par un jeu de questions logiques, le rapport affichera l'ensemble des questions du formulaire. Ce qui peut générer beaucoup de pages parfois non pertinentes.

On peut aussi se servir de Google documents pour éditer un formulaire en ligne... Un petit tuto est disponible ici...
68 thèmes au choix, possibilité d'entrer du texte simple des paragraphes, questions à choix multiples, à cocher, intégration d'échelles, de grilles, etc.
possibilité d'envoyer le formulaire par mail.
La consultation des résultats se fait en ligne ou par export d'une feuille de calcul.

Si vous connaissez d'autres outils gratuits, les commentaires sont ouverts...

lundi 9 novembre 2009

Google OCR: Test

0 commentaires
Les gens de Google s'ennuyant beaucoup ils cherchent comment sortir un produit nouveau tous les mois. Parmi les nombreuses annonces de la rentrée, la firme qui fait peur (et non, c'est plus ni Microsoft ni Mickey ;)) a donc annoncé un test d'OCR à partir de Google Documents. Je voulais tester la chose depuis l'annonce, voilà chose faite et l'on peut dire que je ne suis pas déçu. Jugez vous même avec le fichier d'origine:


et le résultat affiché dans GDocs:

DESIGNATION :
CHARIOT DE MARCHE LISE I LISE WALKING TROLLEY

REFERENCE : 735222

CE PRODUIT DOIT ETRE MONTE PAR UN ADULTE.
TO ASSEMBLE BYAN ADUL T.
Tenir les éléments détachés hors de la portée des enfants.
Keep the unassembfed elements out the children 's reach.
VOIR NOTICE DE MONTAGE AU VERSO.
REFER TO ASSEMBLY INSTRUCTIONS NEXT PAGE.

NE PAS LAISSER DES ENFANTS AU DESSOUS DE 3 ANS SANS SURVEILLANCE. NEVER
LEAVE CHILDREN UNDER 3 UNATTENDED WITH THIS ITEM.

ATTENTION : Lejouet doit être monté oorrectement pour assurer une sécurité maximale. Bien
respecter le schema de montage. Il est necessaire d'effectuer des contrôles et des entretiens réguliers
des parties mobiles du jouet. Pour ne pas que le jouet se renverse ou provoque des chutes, n'oubIiez
pas de procéder à ces contrôles.
WARNING : For maximal safety, please ensure that this toy is assembled carefuiiy, by
folìowing mounting scheme instructions. It is necessary to make regular controls and
servicing of the toy moving parts, to avoid the toy overturning and causing falls. Do not forget
these controës.

Moulin Roty participe au programme Eco-emballage pour la revalorisation des déchets.
Afin de préserver |'environnement, il est conseillé de déposer cet emballage
dans les point tris prévus pour les recevoir.
Moulin Roty is involved in the Eco-packing program, please throw packaging
in dedicated storage areas to preserve environment.

Toute modification apportée à ce produit, non prévue par le fabricant, déclasse le produit de
Vusage pour lequel il a été conçu et engage alors la responsabilité de celui qui réalise cette
transformation ou modification.
Any changes on this item, not in accordance with the manufacturers instructions will
exclude this product from usage it was designed for.
The manufacturer will not be held responsible for such changes.

SERVICE CLIENT 2

MOULIN ROTY SA Instructions à conserver! Informations to keep.
44390 NORT SUR ERDRE
FRANCE
www.mou|inroty.fr

A
NOT735222 Version : 05l06

------------

... Bon, bien entendu ce n'est pas mis en page. Mais admettons qu'il y a très peu d'erreurs, alors même que le scan est de mauvaise qualité (transparence sur le verso). L'OCR s'en sort très bien pour un outil en test et devrait devenir une application indispensable rapidement. Pour tester cet outil il faut disposer d'un compte Google Documents et se rendre ici.
C'est limité à des images de 10Mo et il est annoncé qu'une bonne résolution est indispensable (enfin bon, mon image était pas terrible et c'est passé...). Attention toutefois, les textes ocrisés sont envoyés automatiquement vers votre bibliothèque GoogleDocs (il faut penser à faire le ménage après les essais :))

lundi 2 novembre 2009

Du renseignement 2.0 en bibliothèque? (2/4)

5 commentaires
Après un tour d'horizon des services de renseignement en ligne existant, je vais me pencher sur les solutions logicielles, dans l'optique qui est celle de notre blog: gratuité, performance et facilité de mise en œuvre.


II - Test de logiciels pertinents

Si la visioconférence d'entreprise et le chat existent depuis quelques temps maintenant, l'utilisation massive et instinctive de ces outils restait jusqu'à peu interdite pour des raisons techniques. Puis la voix sur IP, le web 2.0 et l'évolution des technologies et des protocoles sont arrivés... Skype est le plus connu et probablement le plus utilisé de ces logiciels de communication unifiés (vidéo, chat, téléphone) mais un grand nombre existe aujourd'hui et faire le tri est relativement ardu.
Ainsi il importe tout d'abord de déterminer quels sont les besoins généraux en matière de service de renseignement à distance pour une bibliothèque (et de regarder ce que l'on peut avoir d'aussi bien que le payant pour pas un copec...). Selon moi les critères impératifs pour que le service soit fonctionnel aussi bien pour le personne que pour les usagers sont les suivants:
- gratuité si on veut que toutes les bibliothèques puissent lancer ces services sans réticence financière ou de la tutelle. Pour les tests je regarderais néanmoins les fonctionnalités novatrices sur certaines versions peu onéreuses.
- sans installation (service web)
pour éviter de dissuader les usagers par une fastidieuse authentification
- multiplateforme/multiprotocole
pour ne pas interdire le service à certains utilisateurs pour des raisons techniques.
- le partage d'écran est un plus non négligeable pour montrer des chemins sur le site ou des manipulations.

En revanche des services de visioconférence multi-usagers et les plateformes de travail collaboratif type Present.io ne me semblent pas rentrer dans le cadre de nos besoins (ce serait plutôt pour un usage collaboratif interne). SparkAngels a été disqualifié pour la lourdeur de la connexion (JAVA a jour indispensable) et le fonctionnement en communauté peu clair.
Enfin, ces tests sont présentés avant de savoir ce que nous réserve Google Wave...
Note: les tests ont été effectués avec deux postes Windows XP, dont le poste "usager" avec une faible configuration et simple ligne adsl.

- Yuuguu
Fonctionne sur Windows, Mac et Linux. Chat multiprotocole Skype, MSN, Yahoo, Google talk, ICQ. Pas de téléchargement nécessaire pour l'usager, en revanche le bibliothécaire devra installer une application en local pour pouvoir lancer la session. Partage d'écran limité à 100 minutes/mois (pour la version gratuite), ce qui parait un peu court (pas de limitation pour les utilisateurs qui ont déjà installé l'application Yuuguu).Version Yuuguu Plus à 15€/mois pour partage d'écran illimité et 30 utilisateurs en même temps (5 pour la version gratuite).
Nécessite à l'usager de se connecter (sur un widget exportable sur un site) avec un code que la bibliothèque lui indique. Possibilité de prise de contrôle de l'ordinateur (souris) de l'utilisateur sur sa demande (mais apparemment pas de raccourcis clavier pour reprendre contrôle, uniquement un bouton... qui peut s'avérer difficile à atteindre quand on est deux sur la même souris!). Possibilité de recevoir des appels VoiIP (les appels Skype notamment) sur paiement d'un abonnement (15 cents/min). Enfin, il est apparemment impossible d'envoyer des pièces jointes et les liens envoyés par chat ne sont pas clicables.
En conclusion: système de connexion très intéressant, léger, avec partage d'écran fonctionnel mais bridé pour la version payante.
[MAJ: le logiciel est désormais en version payante exclusive... dommage!]

- AdobeconnectNow.com
Mac et Windows. Élément de la suite Acrobat.com qui comprend un service de conférence et une suite bureautique. Le système repose sur AIR, la machine virtuelle de Adobe qui permet de lancer des applications hors navigateur (ce qui offre des possibilités intéressantes pour nous puisqu'une session lancée ne dépend plus de la fermeture éventuelle du navigateur et que plusieurs sessions peuvent être lancées en simultané. L'application est très complète (webcam, micro, chat, envoi de fichiers (un peu lent...) tableau blanc, partage d'écran). C'est très instinctif, les fenêtres bien agencées, full web (pour peu qu'adobe Air soit installé sur les deux machines). Dans les plus, possibilité de choisir le partage de tout l'écran, des applications ouvertes ou des fenêtres ouvertes (avec dans chaque cas la sélection des appli ou fenêtres que l'on veut partager). Une session de partage lancée, la fenêtre de la conférence se réduit en un module sur son écran. C'est un peu perturbant mais fonctionnel. Enfin, une fois inscrit, une adresse permanente permet de se connecter aux sessions d'un compte. Pas de possibilité de widget exportable en revanche.
En conclusion: une solution complète, full web qui souffre de peu de défauts hormis la nécessité d'avoir installé AIR, ce qui n'est pas toujours le cas chez les internautes.

- Skype4
Sous windows et Mac (version Linux sans partage d'écran).
Logiciel reconnu et très puissant mais qui nécessite impérativement l'installation par l'utilisateur (ce qui le disqualifie pour notre usage). Partage d'écran compliqué à trouver et aussi compliqué à désactiver. La fenêtre de vidéo/partage est envahissante (elle mange notamment la zone de chat en générant un ascenseur peu pratique. Fonction d'envoi de fichiers. Les liens envoyés par chat sont clicables (ce qui est appréciable). Le problème de l'installation sur le poste usager est ici secondaire étant donné la forte utilisation de Skype par les internautes.
En conclusion: un service relativement complet et puissant, très utilisé par les internautes mais qui pèche un peu par son organisation et nécessite l'installation sur le poste usager. A coupler avec une application fullweb.

- Tinychat
Application fullweb (multiplateforme). Léger et très rapide à prendre en main. Possibilité de voir 12 participants (webcam). Partage d'écran très simple d'utilisation (déplaçable mais pas de plein écran). Option d'invitations par Twitter et facebook. Possibilité d'enregistrer une session (en version payante). Les liens envoyés sont non clicables et la détection matérielle laisse parfois à désirer.
En conclusion: une application légère, fullweb, qui souffre de quelques défauts. On lui préfèrera Adobe si l'on recherche quelquechose de plus poussé.

- Oneeko
Mac et Windows. Très bonne application (séparée du navigateur pour le compte hôte) qui se démarque du lot par la fonction "see what they see" extrêmement pratique et qui fait gagner du temps lors d'une session de partage. Également la possibilité de capturer son écran à un instant T et de l'annoter avec les outils d'un tableau blanc classique (version payante). Une fonction permet d'inviter des contactes de son compte skype. La détection matérielle est très rapide et sans problème. Adresse permanente pour l'usager. L'envoi de fichiers est assez rapide. Le principal problème etant qu'il n'y a pas de chat, tout etant prévu pour se passer par voixIP...
En conclusion: probablement le meilleur service s'il ne manquant le point crucial du Chat, très gênant en renseignement à distance.

-
Meebo

Fullweb. Le gros point fort de Meebo est qu'il est multiprotocoles et permets aux usagers de contacter la bibliothèque directement depuis leur client de chat personnel. Possibilité d'envoi de liens clicables et de fichiers. Un plugin firefox permets de se connecter automatiquement et un '"meebo notifier" permets de se connecter à son compte à l'ouverture Windows, sans avoir à lancer le navigateur. Fonction webcam. Il est possible de détacher le module de chat pour poursuivre la conversation tout en changeant de page de navigation. Malheureusement pas de partage d'écran à l'horizon.
En conclusion: l'un des meilleurs (et plus utilisés) services de chat pour du renseignement en ligne, mais qui reste limité au simple chat.


a venir: Vyew, ...

jeudi 22 octobre 2009

Google Wave, Mozilla et l'avenir

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Je réagis en voyant passer un article de Zdnet sur la contre-attaque de Mozilla contre le Wave de Google. Comme je ne vois pas encore très bien à quoi peut ressembler Wave, je rebondis sur les détails du projet Mozilla. Qui, comme à son habitude réunit ce qui se fait de bien à droite à gauche pour sortir des produits performants. Lorsqu'on a testé l'extension Thunderbrowser














, que l'on reçoit ses tweets dans Echofon (ex Twitterfox) et que l'on a utilisé la dernière version de Skype (qui de la seule VoixIP se transforme au fil des versions en véritable plateforme d'échange incluant partage d'écran, chat, vidéo, envoi de fichiers) on voit un peu mieux (il me semble) de quoi il retourne.
Comme indiqué ici je me réjouis que Mozilla ait enfin décidé de pallier la gestion "administrative" de son pauvre Thunderbird en allant enfin de l'avant. Comptent-ils coupler à terme ce projet Raindrop avec Thunderbird? C'est fort probable.
Lorsque l'on fait de la prospective sur les ambitions (tâtonnements?) de Google concernant Chrome OS, Chrome, Wave et ses appli web (sans parler de l'ogre Google Earth que personne n'ose voir à terme comme le navigateur parfait...), il semblerait que Mozilla (avec ses images de Firefox 4 lâchées en pâture) commence, de même, à se poser des questions sur l'avenir de la navigation internet et du Web en général. Tant mieux. Tout ça est très motivant et alléchant...
Et pendant ce temps IE sort son Explorer 8 :D :D :D...

[MAJ] Cet article donne quelques éclairages sur la question.