Les bibotweets

Affichage des articles dont le libellé est outil. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est outil. Afficher tous les articles

lundi 4 avril 2011

Les acquisitions avec Zotero

0 commentaires
Zotero est un outil formidable donc les potentialités sont malheureusement assez mal fléchées, mal échangées, bref, mal connues. Originellement destiné à la gestion de bibliographies, l'outil du CHNM devient au fil de ses évolutions (bibliothèque de groupe synchronisée de la version 2, version "standalone" détachée du navigateur, partenariat avec l'Internet Archive et OCRisation de la version 2.1,...) un logiciel de traitement de documents, quels qu'ils soient. Ce qui a depuis quelques temps attiré l'intérêt des bibliothécaires (comme Lully) dans leur recherche éternelle d'automatisation des chaînes de traitement des ouvrages achetés par les bibliothèques.
Le billet de rappel de ce dernier m'incite à communiquer à mon tour sur les expérimentations laborieuses pratiquées depuis quelques temps, à travers deux étapes (à priori...).

Chaque bibliothèque est spécifique et si certaines procédures sont transposables dans un contexte proche, certaines ne le sont pas. Le but de ce billet est aussi d'inciter d'autres collègues à tenter l'aventure dans leur contexte. Le jeu en vaut la chandelle, croyez moi.
La bibliothèque de l'ENS de Lyon est passée l'an dernier sous Aleph V18, à peu près en même temps que celle de Nice (Lully, toujours lui), qui elle est à la V20 (petit changement qui implique quelques difficultés d'harmonisation tout de même). Ma bibliothèque est un peu particulière puisqu'elle regroupe trois ensembles: la bibliothèque interuniversitaire (trois établissements lyonnais concernés), gros acquéreur en LSH, la bibliothèque de l'ENS, petite bibliothèque répondant aux suggestions des enseignants et au calendrier des concours (acquisitions faibles et très ciblées), et l'ex bibliothèque de l'INRP, CADIST et pôle associé et Éducation, bibliothèque de référence dans le domaine via des acquisitions en langues étrangères notamment.
Dans l'immédiat, l'idée d'acquisitions via Zotero se place dans le contexte Education, un service d'acquisitions regroupant 4 personnes, quelques 40.000€ de budget annuel répartis pour une grosse part sur l'anglophone, le français-francophone, dans une moindre mesure en allemand et langues romanes. Je précise que notre thématique précise nous demande d'élargir notre horizon hors des 3-4 très gros éditeurs anglo-saxons, ce qui a une incidence sur la finesse de la veille et l'utilisation de Zotero.
Nous utilisons ELECTRE, ainsi que la BIU (9 acquéreurs), et l'abandon de cet abonnement pour une procédure viable utilisant Zotero serait déjà un gain non négligeable (plus de 6000€ si je ne m'abuses), surtout lorsque l'on achète de grosses sommes en langues étrangères, non présentes dans ELECTRE. Autre attrait, via les bibliothèques de groupe synchronisées (très faciles d'utilisation pour peu que l'administrateur fasse le suivi et assure le respect des procédures), la possibilité de communiquer l'état de ses acquisitions en temps réel, puisque les paniers des acquéreurs deviennent publics (si on le souhaite) et embarquables sur un site. En rêvant un peu l'on peut imaginer que cela entraînera une grande réactivité des enseignants-chercheurs en fonction de ce qu'ils verront ou ne verront pas dans ces paniers. On peut être sceptique mais les univers Netvibes thématiques du SCD de Lyon1 ont prouvé qu'un service innovant en bibliothèque n'était pas nécessairement un joujou de geek... Autre détail, cela règle le problème d'export de listes de nouveautés ou de fils RSS qui peuvent survenir sur certains SIGB. Pour finir sur les gains, l'on peut envisager dans un monde parfait (mais qui ne nécessite que de la sueur et de la volonté) des bibliographies très riches, incluant les suivis de commande communiqués par les éditeurs, les tables des matières présentes sur Google Books la bio de l'auteur sur Wikipedia ou directement la version électronique du document présente en ligne. Les possibilités de Zotero sont dans ces champs relativement infinies et exploitables pour peu que l'on réfléchisse à une organisation performante. A partir du moment où une veille poussée est déjà en place, ces éléments sont connus des acquéreurs. Il ne leur reste plus qu'à enrichir leurs fiches Zotero. Ça peu ressembler à un rêve éveillé mais je pense réellement qu'avec l'adhésion des acquéreurs tout ceci est possible.
Concernant les limites, outre l'adhésion sans faille des acquéreurs dans un circuit commun qui paraît indispensable (et pas forcément facile à obtenir sans froisser les susceptibilités professionnelles pouvant ressentir cela comme de l'infantilisation), la source majeure de problème vient des formats et de l'origine des notices biblio. Zotero reposant entièrement sur cette récupération via balisage de COinS, il devient impératif qu'un gestionnaire des acquisitions ait procédé à un balisage de sites zotero-compatibles dans les champs d'acquisitions recherchés. Cela passe par une participation de chaque acquéreur afin de coller à leurs besoins. Dans cette démarche, si Amazon, Worldcat et le SUDOC permettent un tour assez riche du problème pour l'anglophone et le francophone, il conviendra surtout de repérer des bibliothèques riches dans le thème, utilisant un SIGB zotero-compatible en natif. Les bibliothèques PRIMO (exlibris) le sont. Pour le reste il faudra chercher un peu, ce qui obligera à sortir de ses habitudes et peut-être découvrir de nouvelles cibles de veille ignorées jusqu'ici (haut les coeurs, on positive!). Cette étape peut surtout vous permettre de déterminer si la spécificité de vos acquisitions interdisent d'envisager un circuit d'acquisitions Zotero. S'il est possible d'ajouter manuellement quelques notices de ci de là, cela deviendra en effet vite impossible à grande échelle et périmera le gain de Zotero. Tout ceci démontre l'impérieuse nécessité d'avoir un gestionnaire général des acquisitions (acquéreur lui-même, c'est mieux...) afin de faire travailler plus efficacement tout le monde en équipe, dans la joie et l'allégresse...
Le billet suivant expliquera quelle procédure concrète est en test chez nous, avec le soutien technique ponctuel de l'indispensable Lully.

lundi 17 janvier 2011

Zotero s'émancipe de Mozilla

0 commentaires
Mine de rien Zotero, outil reconnu (voire familier) de gestion des bibliographies, est en passe de devenir un outil de travail incontournable pour les chercheurs, étudiants et professionnels de l'information. Jusqu'ici limité à l'état de plugin exclusif du navigateur Firefox (qui est quand même devenu le plus utilisé dans nos contrées), le projet "Zotero Everywhere", annoncé il y a quelques mois est enfin sorti en version Alpha.
Un petit rappel "historique" s'impose:
- Zotero est lancé par le Center for History and New Media en 2007 en version publique, comme extension du navigateur Firefox (version 2). Il permet de récupérer automatiquement des informations bibliographiques sur des sites web et de les exporter mis en forme dans un document texte.
- En mars 2010 est lancée la version 2 de Zotero, avancée majeure qui permet de synchroniser sa bibliothèque personnelle avec d'autres personnes via un groupe. De là de nouvelles possibilités ouvertes, élargissant le champ au-delà de la seule collecte bibliographique.
- En septembre 2010 est lancée la première bêta de Zotero 2.1 qui permet l'utilisation du nouveau service Zotero Commons. Parallèlement est annoncé Zotero Everywhere...

Concrètement que sont ces deux nouveaux venus dans la famille Zotero?
Le changement est radical et modifie l'identité même du programme. Ainsi, le premier, Zotero Commons, concrétise un partenariat majeur avec l'Internet Archive dans un double gain : permettre aux utilisateurs de déposer des images électroniques, d'obtenir une version OCRisée automatiquement, et en même temps enrichir l'Internet Archive des documents déposés (avec la visibilité que cela entraîne). Les fichiers en format PDF, Gif, Epub, Kindle, Full text, Djvu, sont alors disponibles. On voit tout de suite que nous ne sommes plus dans la seule collecte et mise en forme bibliographique mais dans la gestion d'une base de donnée synchronisée, partageable, exportable.
Everywhere est lui un simple nom de code pour ce que beaucoup attendaient depuis l'essor premier du module : son utilisation quelle que soit la plateforme et le navigateur. Il s'agit en effet rien de moins que des versions Chrome, Internet Explorer et Safari de Zotero (on ne sait pas encore si la version synchronisée sera présente mais on peut supposer que oui, une fois que c'est "on the clouds"). De même, Zotero pourra se séparer du navigateur pour devenir un logiciel indépendant, multiplateformes (Windows, Mac, linux). Finis les sourires gênés lorsqu'il fallait dire au chercheur super enthousiaste qu'il devrait changer de navigateur et rendre son Mac pour pouvoir utiliser cet outil...

Au final, Zotero fait de plus en plus penser à une machine pleine de promesses mais dont l'usage n'a pas encore été trouvé pour en tirer le(s) meilleur(s) parti(s). Un semblant de Google Wave, en espérant que le sort final de Zotero soit plus enviable... Moi, ça me donne des envies de services aux chercheurs tout ça est très motivant!!!

mercredi 9 juin 2010

Mozilla Weave, un outil formidable

1 commentaires
Mozilla Weave est probablement l'outil de la fondation Mozilla le plus méconnu au regard de son utilité (fondamentale). Il propose rien de moins que la synchronisation de vos marques-page, historique et éventuellement vos mots de passe d'une session et d'un ordinateur à un autre. Preuve de cet intérêt, ce projet issu du Mozilla Labs, est en passe d'être fusionné avec Firefox (probablement sur la version 4 prévue fin 2010) sous le nom de "Firefox Sync". Le Bibolabo en avait parlé ici...

Vous constaterez d'ailleurs que la page du Labs a été modifiée pour présenter de façon plus claire l'état d'avancement (et de "classement") des différents projets. On constate ainsi que Weave et Personas (le gestionnaire de thèmes, intégré depuis Firefox 3.6) sont sortis du statut de projet, et que les probables futures "upgrades" seront "Raindrop" et le dernier projet: Contacts (qui permet d'intégrer votre carnet d'adresse au navigateur et que je vais m'empresser de tester...). Tout cela laisse penser que le navigateur de Firefox (avec son extension Prism qui permet de lancer des sites depuis son Bureau, séparément de Firefox) va devenir de plus en plus central dans votre utilisation informatique et se rapproche du principe du Google Chrome OS avec, qui sait, peut-être un jour des appareils sous système Mozilla (ce qui ne serait pas plus aberrant que Google se lançant dans le hardware...). Contacts, lui, fait furieusement penser à une première couche "grand public" du futur Raindrop. Et Mozilla de devenir incontournable sur la "messagerie-sociale" comme il l'a fait pour les navigateurs.

Mais revenons à nos moutons, Mozilla Weave. L'objet de ce billet (avant de se laisser prendre par ce sujet passionnant :)) était de présenter une astuce qui sera bien utile à ceux qui utilisent plusieurs ordinateurs simultanément. Car enregistrer les modifications d'historique et de marques-page c'est bien, mais pouvoir restaurer une session à l'identique c'est mieux. Pour cela, rien de plus simple:
une fois votre session ouverte et synchronisée (attendez que l'icône de Weave se stabilise), cliquez sur le menu "Historique" de Firefox puis Tabs from other computers.



















Vous arriverez sur la page du serveur Weave où apparaîtrons tous les onglets ouverts sur votre autre session. Il vous suffira d'en sélectionner un ou plusieurs et de les ouvrir.
Pour les lancer dans une autre fenêtre Firefox, attrapez l'onglet Weave et sortez-le de l'alignement. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira et vous pourrez lancer vos onglets.

dimanche 7 février 2010

Quand il n'y a plus d'espoir... : Update scanner!

1 commentaires
Chaque bibliothécaire-veilleur a pu constater combien, malgré l'ancienneté certaine de la technologie RSS, nombre de sites web résistaient encore et toujours à l'envahisseur.
On s'habitue vite à ces petites choses, notamment en matière d'acquisitions, et l'on se retrouve facilement perdu lorsqu'un site de labo par exemple (et la page de publication de ses chercheurs) n'offre aucun moyen de veille automatique.
Si des outils comme Ponyfish (permettant de générer facilement un flux) existent, ils sont (à ma connaissance) tous payants...
Heureusement, comme le Capitaine Flam, quand il n'y a plus d'espoir, il y a Update Scanner!

Il s'agit d'un module complémentaire de Firefox (déjà compatible avec la version 3.6 du navigateur-renard) qui va lancer (manuellement) une routine de surveillance sur les pages qui lui auront été indiquées. En un clic vous pourrez ainsi savoir s'il est nécessaire d'aller faire un tour sur la vieille page d'une revue, d'un éditeur associatif ou d'un labo.

Concrètement, une fois installé, le module se lance par l'icône en forme de flèche dans la zone de lancement rapide du navigateur:












Une barre latérale s'ouvre à droite de la fenêtre principale et permet de gérer les sites surveillés, de paramétrer le module et de lancer l'analyse sur l'ensemble des sites en 1 clic. En théorie le module semble permettre une analyse automatique mais il ne semble pas que cela fonctionne... Attention: seule l'adresse exacte est vérifiée, aucunement le reste des pages du site!
Pour chaque page surveillée, des critères peuvent être entrés:















Enfin, après une analyse, un résumé des changements et un accès aux différentes versions de la page est indiqué en haut de fenêtre




Un pop-up en bas à droite s'affiche quand des modifications ont été trouvées et le résultat s'affiche ainsi:

vendredi 29 janvier 2010

Mozilla Raindrop: rapport d'étape

0 commentaires
Depuis l'annonce (à peu près concomitante de celle de Google sur GWave) du projet Raindrop visant à rassembler sur une même interface l'ensemble des moyens de communication web (mail, newsgroupes, Chat, Twitter,...), j'assure une veille tendue tellement cette optique me semble aller vers une révolution de nos pratiques.
Après les premières images, l'équipe de développement vient de publier deux infos sur son blog à l'occasion de la nouvelle année, que je vais m'empresser de synthétiser ici:

- Images de la version mobile de l'application

- Petite animation présentant le défilement des pièces jointes dans un message Raindrop: (cliquez sur le "prev" et le "next" dans le coin de la zone des fichiers ; vous pouvez également dérouler le message du bas avec "read more")



- Capture d'une session de tchat':
L'affichage est adapté de celui de gmail et avec la fusion des comptes twitter, facebook et autres, l'avatar de l'utilisateur devrait être présent quelque soit le protocole de communication utilisé.

- La zone principale accueillera tous les messages quelque soit le service émetteur (Facebook, Twitter, messagerie, ....) et la zone de droite les classera par service, par contacte ou autre rangement.

- Les vidéos et les images (aperçus) seront lisibles dans l'application:

- La succession (arborescence) des messages sera reprise de Gmail et Gwave.

- Et pour finir une petite vidéo de l'application en fonctionnement:





lundi 9 novembre 2009

Google OCR: Test

0 commentaires
Les gens de Google s'ennuyant beaucoup ils cherchent comment sortir un produit nouveau tous les mois. Parmi les nombreuses annonces de la rentrée, la firme qui fait peur (et non, c'est plus ni Microsoft ni Mickey ;)) a donc annoncé un test d'OCR à partir de Google Documents. Je voulais tester la chose depuis l'annonce, voilà chose faite et l'on peut dire que je ne suis pas déçu. Jugez vous même avec le fichier d'origine:


et le résultat affiché dans GDocs:

DESIGNATION :
CHARIOT DE MARCHE LISE I LISE WALKING TROLLEY

REFERENCE : 735222

CE PRODUIT DOIT ETRE MONTE PAR UN ADULTE.
TO ASSEMBLE BYAN ADUL T.
Tenir les éléments détachés hors de la portée des enfants.
Keep the unassembfed elements out the children 's reach.
VOIR NOTICE DE MONTAGE AU VERSO.
REFER TO ASSEMBLY INSTRUCTIONS NEXT PAGE.

NE PAS LAISSER DES ENFANTS AU DESSOUS DE 3 ANS SANS SURVEILLANCE. NEVER
LEAVE CHILDREN UNDER 3 UNATTENDED WITH THIS ITEM.

ATTENTION : Lejouet doit être monté oorrectement pour assurer une sécurité maximale. Bien
respecter le schema de montage. Il est necessaire d'effectuer des contrôles et des entretiens réguliers
des parties mobiles du jouet. Pour ne pas que le jouet se renverse ou provoque des chutes, n'oubIiez
pas de procéder à ces contrôles.
WARNING : For maximal safety, please ensure that this toy is assembled carefuiiy, by
folìowing mounting scheme instructions. It is necessary to make regular controls and
servicing of the toy moving parts, to avoid the toy overturning and causing falls. Do not forget
these controës.

Moulin Roty participe au programme Eco-emballage pour la revalorisation des déchets.
Afin de préserver |'environnement, il est conseillé de déposer cet emballage
dans les point tris prévus pour les recevoir.
Moulin Roty is involved in the Eco-packing program, please throw packaging
in dedicated storage areas to preserve environment.

Toute modification apportée à ce produit, non prévue par le fabricant, déclasse le produit de
Vusage pour lequel il a été conçu et engage alors la responsabilité de celui qui réalise cette
transformation ou modification.
Any changes on this item, not in accordance with the manufacturers instructions will
exclude this product from usage it was designed for.
The manufacturer will not be held responsible for such changes.

SERVICE CLIENT 2

MOULIN ROTY SA Instructions à conserver! Informations to keep.
44390 NORT SUR ERDRE
FRANCE
www.mou|inroty.fr

A
NOT735222 Version : 05l06

------------

... Bon, bien entendu ce n'est pas mis en page. Mais admettons qu'il y a très peu d'erreurs, alors même que le scan est de mauvaise qualité (transparence sur le verso). L'OCR s'en sort très bien pour un outil en test et devrait devenir une application indispensable rapidement. Pour tester cet outil il faut disposer d'un compte Google Documents et se rendre ici.
C'est limité à des images de 10Mo et il est annoncé qu'une bonne résolution est indispensable (enfin bon, mon image était pas terrible et c'est passé...). Attention toutefois, les textes ocrisés sont envoyés automatiquement vers votre bibliothèque GoogleDocs (il faut penser à faire le ménage après les essais :))

lundi 2 novembre 2009

Du renseignement 2.0 en bibliothèque? (2/4)

5 commentaires
Après un tour d'horizon des services de renseignement en ligne existant, je vais me pencher sur les solutions logicielles, dans l'optique qui est celle de notre blog: gratuité, performance et facilité de mise en œuvre.


II - Test de logiciels pertinents

Si la visioconférence d'entreprise et le chat existent depuis quelques temps maintenant, l'utilisation massive et instinctive de ces outils restait jusqu'à peu interdite pour des raisons techniques. Puis la voix sur IP, le web 2.0 et l'évolution des technologies et des protocoles sont arrivés... Skype est le plus connu et probablement le plus utilisé de ces logiciels de communication unifiés (vidéo, chat, téléphone) mais un grand nombre existe aujourd'hui et faire le tri est relativement ardu.
Ainsi il importe tout d'abord de déterminer quels sont les besoins généraux en matière de service de renseignement à distance pour une bibliothèque (et de regarder ce que l'on peut avoir d'aussi bien que le payant pour pas un copec...). Selon moi les critères impératifs pour que le service soit fonctionnel aussi bien pour le personne que pour les usagers sont les suivants:
- gratuité si on veut que toutes les bibliothèques puissent lancer ces services sans réticence financière ou de la tutelle. Pour les tests je regarderais néanmoins les fonctionnalités novatrices sur certaines versions peu onéreuses.
- sans installation (service web)
pour éviter de dissuader les usagers par une fastidieuse authentification
- multiplateforme/multiprotocole
pour ne pas interdire le service à certains utilisateurs pour des raisons techniques.
- le partage d'écran est un plus non négligeable pour montrer des chemins sur le site ou des manipulations.

En revanche des services de visioconférence multi-usagers et les plateformes de travail collaboratif type Present.io ne me semblent pas rentrer dans le cadre de nos besoins (ce serait plutôt pour un usage collaboratif interne). SparkAngels a été disqualifié pour la lourdeur de la connexion (JAVA a jour indispensable) et le fonctionnement en communauté peu clair.
Enfin, ces tests sont présentés avant de savoir ce que nous réserve Google Wave...
Note: les tests ont été effectués avec deux postes Windows XP, dont le poste "usager" avec une faible configuration et simple ligne adsl.

- Yuuguu
Fonctionne sur Windows, Mac et Linux. Chat multiprotocole Skype, MSN, Yahoo, Google talk, ICQ. Pas de téléchargement nécessaire pour l'usager, en revanche le bibliothécaire devra installer une application en local pour pouvoir lancer la session. Partage d'écran limité à 100 minutes/mois (pour la version gratuite), ce qui parait un peu court (pas de limitation pour les utilisateurs qui ont déjà installé l'application Yuuguu).Version Yuuguu Plus à 15€/mois pour partage d'écran illimité et 30 utilisateurs en même temps (5 pour la version gratuite).
Nécessite à l'usager de se connecter (sur un widget exportable sur un site) avec un code que la bibliothèque lui indique. Possibilité de prise de contrôle de l'ordinateur (souris) de l'utilisateur sur sa demande (mais apparemment pas de raccourcis clavier pour reprendre contrôle, uniquement un bouton... qui peut s'avérer difficile à atteindre quand on est deux sur la même souris!). Possibilité de recevoir des appels VoiIP (les appels Skype notamment) sur paiement d'un abonnement (15 cents/min). Enfin, il est apparemment impossible d'envoyer des pièces jointes et les liens envoyés par chat ne sont pas clicables.
En conclusion: système de connexion très intéressant, léger, avec partage d'écran fonctionnel mais bridé pour la version payante.
[MAJ: le logiciel est désormais en version payante exclusive... dommage!]

- AdobeconnectNow.com
Mac et Windows. Élément de la suite Acrobat.com qui comprend un service de conférence et une suite bureautique. Le système repose sur AIR, la machine virtuelle de Adobe qui permet de lancer des applications hors navigateur (ce qui offre des possibilités intéressantes pour nous puisqu'une session lancée ne dépend plus de la fermeture éventuelle du navigateur et que plusieurs sessions peuvent être lancées en simultané. L'application est très complète (webcam, micro, chat, envoi de fichiers (un peu lent...) tableau blanc, partage d'écran). C'est très instinctif, les fenêtres bien agencées, full web (pour peu qu'adobe Air soit installé sur les deux machines). Dans les plus, possibilité de choisir le partage de tout l'écran, des applications ouvertes ou des fenêtres ouvertes (avec dans chaque cas la sélection des appli ou fenêtres que l'on veut partager). Une session de partage lancée, la fenêtre de la conférence se réduit en un module sur son écran. C'est un peu perturbant mais fonctionnel. Enfin, une fois inscrit, une adresse permanente permet de se connecter aux sessions d'un compte. Pas de possibilité de widget exportable en revanche.
En conclusion: une solution complète, full web qui souffre de peu de défauts hormis la nécessité d'avoir installé AIR, ce qui n'est pas toujours le cas chez les internautes.

- Skype4
Sous windows et Mac (version Linux sans partage d'écran).
Logiciel reconnu et très puissant mais qui nécessite impérativement l'installation par l'utilisateur (ce qui le disqualifie pour notre usage). Partage d'écran compliqué à trouver et aussi compliqué à désactiver. La fenêtre de vidéo/partage est envahissante (elle mange notamment la zone de chat en générant un ascenseur peu pratique. Fonction d'envoi de fichiers. Les liens envoyés par chat sont clicables (ce qui est appréciable). Le problème de l'installation sur le poste usager est ici secondaire étant donné la forte utilisation de Skype par les internautes.
En conclusion: un service relativement complet et puissant, très utilisé par les internautes mais qui pèche un peu par son organisation et nécessite l'installation sur le poste usager. A coupler avec une application fullweb.

- Tinychat
Application fullweb (multiplateforme). Léger et très rapide à prendre en main. Possibilité de voir 12 participants (webcam). Partage d'écran très simple d'utilisation (déplaçable mais pas de plein écran). Option d'invitations par Twitter et facebook. Possibilité d'enregistrer une session (en version payante). Les liens envoyés sont non clicables et la détection matérielle laisse parfois à désirer.
En conclusion: une application légère, fullweb, qui souffre de quelques défauts. On lui préfèrera Adobe si l'on recherche quelquechose de plus poussé.

- Oneeko
Mac et Windows. Très bonne application (séparée du navigateur pour le compte hôte) qui se démarque du lot par la fonction "see what they see" extrêmement pratique et qui fait gagner du temps lors d'une session de partage. Également la possibilité de capturer son écran à un instant T et de l'annoter avec les outils d'un tableau blanc classique (version payante). Une fonction permet d'inviter des contactes de son compte skype. La détection matérielle est très rapide et sans problème. Adresse permanente pour l'usager. L'envoi de fichiers est assez rapide. Le principal problème etant qu'il n'y a pas de chat, tout etant prévu pour se passer par voixIP...
En conclusion: probablement le meilleur service s'il ne manquant le point crucial du Chat, très gênant en renseignement à distance.

-
Meebo

Fullweb. Le gros point fort de Meebo est qu'il est multiprotocoles et permets aux usagers de contacter la bibliothèque directement depuis leur client de chat personnel. Possibilité d'envoi de liens clicables et de fichiers. Un plugin firefox permets de se connecter automatiquement et un '"meebo notifier" permets de se connecter à son compte à l'ouverture Windows, sans avoir à lancer le navigateur. Fonction webcam. Il est possible de détacher le module de chat pour poursuivre la conversation tout en changeant de page de navigation. Malheureusement pas de partage d'écran à l'horizon.
En conclusion: l'un des meilleurs (et plus utilisés) services de chat pour du renseignement en ligne, mais qui reste limité au simple chat.


a venir: Vyew, ...

mercredi 9 septembre 2009

Auto-login dans Meebo

2 commentaires
Pour ceux (personnes ou services) qui utilisent Meebo et qui oublient régulièrement de se connecter, la petite extension Meebo Notifier permets simplement une auto-connexion à son compte à l'ouverture Windows. Le grand avantage est qu'il n'y a plus besoin d'avoir un navigateur lancé pour être connecté. Ca évite d'une part les oublis de connexion pour les services de renseignement qui l'utilisent, d'autre part d'aller se logger chaque fois que Firefox plante ou qu'on ferme l'onglet Meebo par erreur.