Les bibotweets

jeudi 8 avril 2010

Visualisation des statistiques en "infrarouge"

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La NCSU Library, toujours à la pointe en matière d'innovation et de performance des services et d'OPAC, présente sur son blog les résultats statistiques d'utilisation de son site.Ce qui frappe le plus c'est l'image présentée, une HeatMap indiquant sous un aspect infrarouge les zones du site les plus cliquées. Cela ne semble pas changer fondamentalement le contenu des informations, que nous retrouvons classiquement dans Google Analytics, mais l'affichage me semble intéressant et permet de voir en un clin d'œil (ce que nous savons) que la très grande majorité des visiteurs cherchent avant tout le catalogue.

Le plugin ClickHeat est utilisé pour cela (il semblerait qu'il faille une installation serveur pour le faire tourner).
Pour la petite histoire, la NCSU utilise le logiciel Urchin qui est à l'origine de Google Analytics après son rachat en 2005 par Google. Sur le site d'Urchin nous pouvons voir un petit comparatif des fonctionnalités entre Urchin et Analytics, le premier présentant comme principal avantage d'être installable sur serveur et de fonctionner sur des intranets protégés par Firewall (je connais un proxynator qui va être ravi!).

jeudi 4 mars 2010

chapi dans Google Street View

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Pendant que Korben nous parle des coulisses du projet en France ;D et que d'autres nous parlent d'atteinte à la vie privée, je me suis souvenue d'avoir vu passer une Google car en sortant du boulot en septembre 2008...
Eh ben bingo ! Chapi s'est fait tirer le portrait ! :D Vous me direz que c'est flou... Oui, mais ceux qui me connaissent me REconnaissent...

mardi 23 février 2010

De la rentabilité de l'enseignement des Sciences Humaines

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Une fois n'est pas coutume, nous reproduisons sur le bibolabo un texte reçu via la liste bibliopat de l'enssib:

"Disparition de l’enseignement de la paléographie en Grande-Bretagne Le 28 janvier 2010, un article publié sur Times Online annonçait que dans le cadre de restrictions budgétaires, l'administration de King's College, Londres, avait l'intention d'abolir dans ses murs un certain nombre d’enseignements relevant des Humanités, et en particulier celui de la paléographie. Le prestige international de cette chaire, successivement illustrée au cours du dernier demi-siècle par Julian Brown († 1987), Albinia de la Mare († 2001), et aujourd'hui par le professeur David Ganz, informé qu’il devrait quitter son poste le 31 août prochain, ne paraissent pas avoir pesé bien lourd face aux arguments comptables ; pas plus que le fait qu'il s'agisse, pour l'ensemble du Royaume-Uni, de l'unique lieu de transmission d'un savoir de très haut niveau, patiemment accumulé et vital pour l'ensemble des disciplines sur lesquelles repose l'histoire culturelle de notre civilisation. Les motifs invoqués, tout réalistes et légitimes qu'ils soient, sont énoncés avec un impitoyable cynisme. Le 4 février 2010, un article de The Independant annonçait que King’s College avait pour objectif d’acheter une partie du bâtiment historique qu’il occupe, Somerset House. Cette décision ne laisse aucune place aux considérations intellectuelles et ne daigne pas envisager un seul instant les conséquences catastrophiques d’une mesure qui compromet la survie même de l'ensemble des secteurs de la philologie et de l'histoire classiques et médiévales ainsi que l’avenir des bibliothèques tant britanniques qu’étrangères, la pratique de la paléographie restant indispensable pour décrire et valoriser les collections médiévales et modernes des bibliothèques. Cette effarante nouvelle a provoqué une immense vague de protestations indignées. Des groupes Stop Philosophy Faculty Cuts at King's College London et Save Palaeography At King's London se sont créés sur Facebook, organisant l’envoi de pétitions au principal de King’s College. Un certain nombre des lettres de protestation et d’appel à revenir sur sa décision, envoyées au principal, sont disponibles sur le site du Comité international de paléographie latine. Informations réunies par le CIPL sur son site et la liste de discussion Apices.

dimanche 7 février 2010

Quand il n'y a plus d'espoir... : Update scanner!

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Chaque bibliothécaire-veilleur a pu constater combien, malgré l'ancienneté certaine de la technologie RSS, nombre de sites web résistaient encore et toujours à l'envahisseur.
On s'habitue vite à ces petites choses, notamment en matière d'acquisitions, et l'on se retrouve facilement perdu lorsqu'un site de labo par exemple (et la page de publication de ses chercheurs) n'offre aucun moyen de veille automatique.
Si des outils comme Ponyfish (permettant de générer facilement un flux) existent, ils sont (à ma connaissance) tous payants...
Heureusement, comme le Capitaine Flam, quand il n'y a plus d'espoir, il y a Update Scanner!

Il s'agit d'un module complémentaire de Firefox (déjà compatible avec la version 3.6 du navigateur-renard) qui va lancer (manuellement) une routine de surveillance sur les pages qui lui auront été indiquées. En un clic vous pourrez ainsi savoir s'il est nécessaire d'aller faire un tour sur la vieille page d'une revue, d'un éditeur associatif ou d'un labo.

Concrètement, une fois installé, le module se lance par l'icône en forme de flèche dans la zone de lancement rapide du navigateur:












Une barre latérale s'ouvre à droite de la fenêtre principale et permet de gérer les sites surveillés, de paramétrer le module et de lancer l'analyse sur l'ensemble des sites en 1 clic. En théorie le module semble permettre une analyse automatique mais il ne semble pas que cela fonctionne... Attention: seule l'adresse exacte est vérifiée, aucunement le reste des pages du site!
Pour chaque page surveillée, des critères peuvent être entrés:















Enfin, après une analyse, un résumé des changements et un accès aux différentes versions de la page est indiqué en haut de fenêtre




Un pop-up en bas à droite s'affiche quand des modifications ont été trouvées et le résultat s'affiche ainsi:

vendredi 29 janvier 2010

Mozilla Raindrop: rapport d'étape

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Depuis l'annonce (à peu près concomitante de celle de Google sur GWave) du projet Raindrop visant à rassembler sur une même interface l'ensemble des moyens de communication web (mail, newsgroupes, Chat, Twitter,...), j'assure une veille tendue tellement cette optique me semble aller vers une révolution de nos pratiques.
Après les premières images, l'équipe de développement vient de publier deux infos sur son blog à l'occasion de la nouvelle année, que je vais m'empresser de synthétiser ici:

- Images de la version mobile de l'application

- Petite animation présentant le défilement des pièces jointes dans un message Raindrop: (cliquez sur le "prev" et le "next" dans le coin de la zone des fichiers ; vous pouvez également dérouler le message du bas avec "read more")



- Capture d'une session de tchat':
L'affichage est adapté de celui de gmail et avec la fusion des comptes twitter, facebook et autres, l'avatar de l'utilisateur devrait être présent quelque soit le protocole de communication utilisé.

- La zone principale accueillera tous les messages quelque soit le service émetteur (Facebook, Twitter, messagerie, ....) et la zone de droite les classera par service, par contacte ou autre rangement.

- Les vidéos et les images (aperçus) seront lisibles dans l'application:

- La succession (arborescence) des messages sera reprise de Gmail et Gwave.

- Et pour finir une petite vidéo de l'application en fonctionnement:





jeudi 14 janvier 2010

Utiliser Zotero pour communiquer les nouvelles acquisitions

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L'un des enjeux majeurs des bibliothèques est la communication de notre travail (primitivement l'achat de livres) auprès du public. Pour ce faire, la plupart des établissements présentent des listes (plus ou moins à jour) issues de leur SIGB. C'est bien (quand ça existe) mais d'une part ça dépend terriblement des fonctionnalités du SIGB, d'autre part ça conditionne l'information à l'entrée des données dans le système (qui permet rarement de distinguer une acquisition "prévue courant 2010 pour de l'allemand" d'une entrée effective dans le catalogue...
Or Zotero (parmi les logiciels gratuits de gestion bibliographique) permet cela via ses groupes publics! Je vais donc essayer d'expliquer une petite procédure d'organisation d'un circuit d'acquisition permettant aux usagers de savoir en temps réel ce qui est prévu, ce qui est en attente, ce qui est commandé.

- Tout d'abord il faut posséder la dernière version 2.0 de Zotero qui permet la synchronisation de sa bibliothèque sur le web. Une fois installé il faut se créer un compte Zotero.
- Créer un nouveau groupe (directement dans Zotero), en cochant le statut" Public" avec "closed membership" (si vous ne voulez pas que tout le monde vienne mettre le souk dans vos listes d'acquisitions...).










- Ensuite (sur internet cette fois) dans "Manage Groups/Members/send more invitations", entrez les adresses email des acquéreurs.
- Dans la "Library" de votre groupe, cochez "Library reading: anyone on the internet" et "Library editing: any group member" et enregistrez. Ce qui donne le droit à n'importe qui de lire les informations publiées et aux seuls acquéreurs déclarés dans le groupe d'alimenter le compte.















- Dans votre Zotero, synchronisez avec la flèche en haut à droite
Vous verrez apparaitre votre groupe dans la colonne de gauche (Group Libraries).
- Créez votre "bibliothèque" sous ce groupe. Attention : la "bibliothèque" sera la même pour tous les acquéreurs et devra être intelligible pour vos usagers. Pensez à créer des arborescences. Désormais votre utilisation de Zotero sera publique, aussi, pensez collectif. Par exemple : un dossier par langue ou par discipline, puis des sous-dossiers "suggestions", "en attente de publication", "commandes passées" (avec un sous-dossier par mois de saisie), "en traitement", etc.
- Insérez sur votre site le lien vers la "bibliothèque" du groupe sur le site Zotero (ou mieux : la page complète sur votre univers public Netvibes...).
[MAJ] sur remarque d'un lecteur attentif, je signale aussi qu'il est possible de proposer le fil RSS de la "bibliothèque" Zotero. Un seul problème: le rss affiche l'éventuel lien Amazon comme item spécifique, créant de fait un doublon... (si quelqu'un trouve la solution, n'hésitez pas à le signaler en commentaire, merci!)

- Pour la récupération de notices, privilégiez la baguette magique (qui va chercher en un clic la notice Worldcat à partir de l'isbn de l'ouvrage) : le translator Worldcat semble le plus complet et vous garantit de récupérer l'isbn 13. Personnellement je cherche l'ouvrage par son isbn dans la base de mon fournisseur ou chez l'éditeur ou chez Amazon (selon la "rareté "du document), ce qui me permet de pouvoir copier le prix, puis j'attrape la notice avec la baguette magique et je colle le prix en "Note" dans ma notice Zotero (et éventuellement le nom du chercheur demandeur).
- L'objet de ce billet est de pouvoir présenter les acquisitions en cours, mais vous pouvez aller plus loin en exportant votre bibliothèque au format XML et en la réimportant dans le SIGB (je prolongerai ce billet dès que j'aurais pu expérimenter l'import automatique dans notre SIGB Aleph, mais tout CR d'expérience est le bienvenu en commentaires :)).


vendredi 8 janvier 2010

Visite de la bibliothèque publique d'Amsterdam

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L'Openbare Bibliotheek Amsterdam (OBA, 2001-2007) est un lieu de vie très réussi (et pas seulement grâce à son nom ! ;-)). Construite à côté de la gare centrale sur les Docks Est, elle offre une vue exceptionnelle sur la ville depuis le 7e étage.
Présentation vidéo (sous-titrée en anglais)




Le bâtiment
Architecte : Jo Coenen. A lire/à feuilleter, un entretien avec Hans Ibelings, illustré de photos et de schémas explicites (en anglais).

Quelques chiffres
28 000 m2,
10 niveaux en tout, 8 ouverts au public,
300 m2 d'espace d'exposition,
8 km de rayons en accès libre et 24 km en magasin,
un peu plus de 300 employés,
1 million de visiteurs en 7 mois, environ 5000 visiteurs par jour et 7000 le samedi...

L'ameublement
Design oblige, tous les postes OPAC sont des iMac ! Oui, juste parce qu'ils se marient bien avec le bureau de renseignements. Du coup, les usagers repèrent facilement les postes dédiés au catalogue de la bibliothèque.
L'éclairage est principalement intégré aux étagères (pas de plafonniers). Les tablettes du bas sont inclinées vers l'arrière afin de visualiser plus facilement les dos des documents.
Des fauteuils aux formes et aux couleurs variées un peu partout. Un seul espace où il est demandé de se taire, uniquement meublé de grands fauteuils blancs, idéal pour faire la sieste (j'ai testé :-) !).


Les services
1000 places assises dont 600 équipées de PC (microsoft office et internet),
7 bureaux de renseignements,
8 automates de prêt avec derrière un robot effectuant un premier tri des documents restitués, ce dispositif permettant d'améliorer la disponibilité du personnel pour le public en salle.
Un théâtre, un musée, un studio radio, des salles de réunion, un espace atelier pour les plus jeunes en plus d'un auditorium pour "l'heure du conte"... Il y a aussi un piano en libre service dans le hall... 25 animations par mois environ.
Un restaurant avec terrasse (au 7e étage) et une cafétéria (au rez-de-chaussée).
Ouverture 7/7, 12 heures par jour de 10h à 22h...
25 euros par an pour les plus de 18 ans.

L'OBA mise sur la convivialité d'un lieu ouvert à tous proposant de nombreuses activités culturelles et de loisirs. Les personnels sont fiers de leur bibliothèque et ils peuvent l'être !
On ne peut également s'empêcher de penser à la DOK de Delft (visitée en solo trop rapidement :( !) qui comme l'OBA séduit énormément avec un objectif plus marqué pour l'innovation et le développement des services web (pour en savoir plus sur la DOK, vous pouvez lire les billets de Bibenfolie qui a eu la chance d'y effectuer un stage).

Et pour finir des billets sur l'OBA par Bibliobsession (13/11/2007) et Bibenfolie (30/03/2009).