Les bibotweets

lundi 25 mars 2013

LibX Sudoc 2.0 Vs PSI 6.0 1/2

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Depuis début janvier le module LibX créé pour le catalogue Sudoc ne fonctionne plus comme il devrait.
Le passage à la version 2.0 de LibX et le changement de version du logiciel gérant l'interface publique du catalogue (PSI pour les intimes) au même moment ont brouillé les pistes.
L'URL dite complexe créée à l'époque (voir le billet sur le sujet) ne répond plus...
Une première correction consiste à ajouter un espace dans accolade suivant JOIN :
http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/CMD?ACT=SRCHM%JOIN{ }{a|&ACT0=&IKT0=1004&TRM0=%a}{t|&ACT1=*&IKT1=4&TRM1=%t}{Y|&ACT2=*&IKT2=1016&TRM2=%Y}{i|&ACT3=*&IKT3=7&TRM3=%i}{is|&ACT0=&IKT0=8&TRM0=%is}

... Les "hiéroglyphes" ont disparu des champs de recherche mais l'URL n'est toujours pas correctement interprétée. Les champs sont remplis mais la recherche ne se lance pas au premier essai. Ensuite les champs ne sont pas rafraîchis et les termes de recherche se cumulent. Bref, ça fait désordre et pas grand chose d'intéressant au final.

Pour le moment je n'arrive pas à trouver une solution pour conserver cette URL permettant non seulement une recherche "avancée" mais surtout de rendre cliquable les ISBN ET les ISSN. Les index étant différenciés dans le Sudoc, l'astuce donnée par Godmar (le développeur qui m'avait aidé la dernière fois) ne fonctionne plus (%is).

En attendant mieux (un index num dans le catalogue par exemple ;p) j'ai bricolé vite fait le module en créant 5 "catalogues" avec des index de recherche simple. L'index de recherche des ISBN doit être en première position pour que les ISBN soient cliquables lors de la navigation :
Catalogue Sudoc. ABES' Edition for the Google Chrome extension is:
Catalogue Sudoc. ABES' Edition for the Mozilla Firefox extension is:
Le module n'est plus compatible avec IE depuis la version 2.0.

Il faut aussi que je regarde de plus près  la "Summon API" pour améliorer les affichages... Plus d'informations sur le blog dédié http://libx.org/how-to-set-up-libx-with-the-summon-api/
A suivre donc...
 


jeudi 24 mai 2012

Libraires en ligne ou l'Europe des libraires

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Je viens d'apprendre (via le communiqué de la nouvelle ministre de la Culture) que le site 1001 libraires allait fermer. Ce n'est probablement un scoop pour personne, en tout cas pas pour tous ceux qui par militantisme sont allé y faire un tour, voir (pour les plus motivés) y ont fait des achats. Ceci m'amène à poser sur le bibolabo des réflexions que je m'étais faites depuis longtemps en constatant le désastre organisationnel dans lequel sont les libraires français et qui me rappelle à bien des égards la situation de l'Europe que je résume par ces termes: frilosité, mauvaise foi, capitulation.
Je ne suis pas libraire et n'ai jamais travaillé étroitement à leur contact contrairement à mes collègues de BM. Mais le Bibo s'intéresse depuis quelques temps maintenant au numérique, aux bibliothèques et à ce qui se passe autour. Cet environnement est changeant et innovant. Cela signifie qu'il attire projets, innovation, mais aussi beaucoup d'amateurisme. Et je constate aujourd'hui que les libraires sont sans doute aussi naïfs et inadaptés au numérique que la majorité de ma profession. C'est malheureux et doit bien faire rigoler Amazon.
Ce dernier est au centre du jeu, un jeu qui ne concerne heureusement pas que les libraires. Car à l'origine de toute chose est bien la capacité logistique et les frais de port gratuits pratiqués par Amazon pour les livres, au mépris de toutes les règles du commerce (pas en ligne, le vrai, le concret), à savoir l'interdiction (en France) de la vente à perte. C'est bien de cela qu'il s'agit, malgré les malheureuses décisions de justices rendues dans cette affaire (sous un gouvernement très sensibles aux sirènes des lobbies et des puissants groupes...): peut-on m'expliquer comment Amazon fait pour ne pas perdre de l'argent lorsqu'il vend 2€95 un livre en prenant à sa charge les frais de port? L'on me répondra qu'il a des accords très favorables avec la Poste... Je répondrais qu'en prenant le coût de traitement, le coût du carton, le paiement de l'éditeur, cela s'appelle de la vente a perte camouflée par des bénéfices globaux. Bref.
Si l'on ne peut reprocher aux libraires cet état de fait (sur lequel le nouveau gouvernement devrait revenir rapidement...?), ils peuvent néanmoins s'organiser. L'idée de 1001 libraires était une mutualisation des stocks et de la plateforme en ligne. Celle-ci était bien faite, les stocks relativement fournis et le principe du maillage territorial par une multitude de librairies pertinent. Mais le nerf de la guerre, c'est le prix. Car hormis les bibliothécaires militants et quelques hurluberlus, l'acheteur veut trouver son bouquin rapidement  et pas cher. Ceci nous amène directement au second acteur de cette petite affaire: la FNAC.
Pour quelle raison la FNAC a-t'elle trusté une gigantesque part des ventes de livres pendant des décennies avant de s'écrouler ? Parce qu'elle avait choisi de pratiquer la remise de 5% sur chaque article, contrairement aux cartes de fidélité cumulatives pratiquées dans les librairies. L'acheteur-consommateur était satisfait. Jusqu'à ce que Pinault décide de renforcer la trésorerie du groupe avant une vente prévue de la FNAC...
Pour revenir à nos moutons, 1001 libraires, le bibliothécaire militant qui tenta d'acheter la dernière BD grand public sortie sur la plateforme constata :
1: qu'elle n'était pas encore référencée
2: qu'il n'y avait pas de remise
3: qu'après avoir contacté le site pour savoir comment obtenir la remise il se vit répondre que cela n'était pas prévu (sic) et re (sic)...
Cela s'appelle au choix une immense naïveté, se tirer une balle dans le pied ou un très grand cynisme.
Les choses sont loin d'être faciles, le Juge ne les a pas aidé, mais la démarche était bonne. Il est facile de donner des conseils et de faire des critiques derrière son écran blogger. Mais, sans virer dans le libéralisme, il faudrait quand-même que les libraires comprennent que c'est à eux de s'adapter aux demandes des lecteurs. Ils ont l'immense protection que procure le prix unique du Livre, (quasi) exception mondiale et des gouvernements qui les ont toujours plutôt protégés. Ils jouissent de grandes forces (grand maillage, grande compétence, amour des français pour le livre et la librairie)... bref, des a priori favorables. mais le commerce se fait désormais en ligne, c'est un fait. Ils doivent soit l'accompagner sérieusement en se calant sur la concurrence (qu'ils peuvent concurrencer avec l'appui des pouvoirs publics et des lois), soit rendre leur tablier tout de suite. Ils ne peuvent en tout cas toujours tabler sur des perfusions publiques et un soutien indéfectible des lecteurs par je ne sais quel rejet éthique du grand méchant Amazon.
Le prix unique leur permet de lutter sur le même terrain qu'un mammouth international. La vente en ligne leur permet d'être disponible de partout. Leur compétence leur permet une vraie valeur ajoutée quand Amazon doit se reposer sur les commentaires de ses lecteurs. Le maillage des librairies permet de compenser les frais de port d'Amazon. Tout est là pour un succès. Encore faut-il le vouloir.

jeudi 19 janvier 2012

Visite de la bibliothèque des Sciences humaines de l'ULB

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Le 8 décembre dernier (oui je sais ça commence à dater) j'ai pu découvrir avec quelques collègues la bibliothèque des sciences humaines de l'Université Libre de Bruxelles.


Le terme "Libre" représente les valeurs défendues par l'ULB :
- libre examen
- refus des dogmes et de l'argument d'autorité
- affirmation laïque forte
- pouvoir organisateur (gestion semi-autonome)


bâtiment et services
Bien connu aujourd'hui ce bâtiment a été construit au centre du campus en 1993/1994 par le cabinet d'architecture Art&Build . C'est une des constructions emblématiques de l'université. Cette dernière ayant quitté le centre ville dans les années 20 pour se déplacer à la "campagne" et créer un campus à l'américaine.
La bibliothèque est un bâtiment "atypique" :
- 17 000 m2
- un grand triangle accolé à un demi-cercle, le tout recouvert de plaques de métal blanc (les plaques de marbre originelles ont été remplacées car elles se déformaient...)
- 9 niveaux en tout dont 3 duplexes (4/5 ; 6/7 ; 8/9) composés de salles d'études avec rayonnages et salles de travail/formation
- niveau -1 : accueil, banque de prêt et services (des automates de prêt sont à disposition des usagers, ceux pour les retours seront bientôt mis en place). A noter, le niveau sonore à tendance à s'élever fortement aux heures de pointes, les parois de béton et de briques de verre et le carrelage au sol n'aidant pas...

La salle en demi-cercle, dédiée au départ à l'étude, a été mise à disposition des étudiants comme salle de travail de groupes afin de répondre aux nouveaux besoins des étudiants et préserver les autres espaces pour l'étude. Un réaménagement des espaces afin de diversifier les usages est en cours. Une partie de la signalétique a également été changée dernièrement (informations pratiques sur les principaux services, alertes, etc.). Ces initiatives ont été prises à la suite d'une enquête Libqual.

- niveau -2 : les réserves (le "silo" pour les intimes ;-)) contiennent les documents disponibles en accès indirect. Ces magasins regroupent les documents issus du tri initial lors du rassemblement des diverses bibliothèques du campus.
Des vacataires étudiants (nommés "jobistes" en Belgique) se chargent du prêt, du rangement et du classement sachant que les documents restés en réserve n'ont pas été recotés... Il faut y ajouter les documents refoulés du libre accès régulièrement saturé. Le fonds d'accroissement prévu pour 20 ans s'est retrouvé saturé au bout de 17 années. Un projet de création de réserve distante est en cours.
Les demandes de communication se font à présent en ligne par formulaire et les documents acheminés à tous les étages du bâtiment.

- Wifi partout, installation de nouvelles prises électriques (limitées car les travaux sont problématiques)
- Postes informatiques de consultations à disposition et bientôt une nouvelle salle informatique équipée avec logiciels bureautique
- photocopieurs très utilisés malgré l'offre accrue de documentation électronique
- système de scan à la demande d'articles de périodiques qui fait partie d'un ensemble de services en lignes ont été mis en place
Pour connaître l’ensemble des services proposés aux publics, jetez un œil ici et

67 à 79 heures d'ouverture/semaine ; 23 ETP et 10 000 heures/an vacataires ! Pour le moment le nombre d'employés ne diminue pas, les vacataires sont une aide supplémentaire (voir aussi l'étude L'Emploi des étudiants dans les bibliothèques de l'enseignement supérieur, Georges Perrin - Juin 2007 - Diffusé par l'I.G.B.)

Sélection de la documentation et traitement

- priorité donnée aux enseignants-chercheurs spécialistes dans leur domaine et aux bibliothécaires compétents dans certaines disciplines. Les ressources électroniques et multidisciplinaires sont sélectionnées par les directions des bibliothèques. Les choix des abonnements périodiques se font en concertation avec des délégués dans chaque faculté.
L’enveloppe budgétaire est annuelle répartie par faculté et par type de document.

- Un seul catalogue CIBLE (bases de connaissance de l'ULB où tout est catalogué), catalogage en MARC21, indexation LCSH et Laval (semi-automatisé), Dewey à la BSH pour l'accès libre. Catalogage systématique des ressources continues (titres de périodiques, ebooks et principales ressources Open Access). Le catalogage partagé n'existe pas au niveau national...

- Digithèque : chantier de numérisation lancé en 2005 en collaboration avec les éditions de l'ULB et un travail particulier avec les éditeurs sur les livres épuisés et non réimprimés
- Iconothèque numérique depuis 2002 avec gestion de l'accès suivant les droits d'auteurs

-Thèses : BICTEL/e depuis 2002 pour un accès gratuit aux thèses soutenues ("défendues" en Belgique) dans les neuf facultés. A partir de 2009 un dépôt institutionnel a été mis en place via DI-fusion, le dépôt obligatoire existe depuis 2007 mais devant la difficulté à le faire appliquer une incitation à la diffusion conditionnée à l'obtention d'un budget sera mise en place en 2012

- Le traitement et le suivi des ressources électroniques relèvent parfois du casse-tête (c'est pas nouveau !;)).

Évolution des compétences ?

Les compétences traditionnelles des bibliothécaires demeurent mais leur pourcentage diminue au profit d'autres activités : valorisation de la documentation, veille sur la documentation électronique accrue (tests et évaluations des fonctionnalités et des contenus).
La médiation de l'information reste le pivot central. Le présentiel reste important mais l'utilisation des outils sociaux se développe également (Blog de la bibliothèque, univers Netvibes, twitter, messagerie instantanée, etc.)). La communication interne via les comptes utilisateurs "Mon ULB"et le blog reste privilégiée. La bibliothèque pousse ses informations sur différents espaces virtuels de l'université et essaie de sensibiliser les chercheurs à l'open access (l'intérêt dépend des disciplines...).

Constat général : actuellement les difficultés proviennent de l'obligation de mener de front les tâches traditionnelles qui diminuent lentement et les nouvelles...

lundi 14 novembre 2011

LibX 2.0 ou la bibliothèque (enfin) dématérialisée

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Longtemps que le Bibolabo est retombé dans une certaine torpeur, donnant malheureusement raison à monsieur Bourrion et sa théorie des 4 ans, mais chez nous pour d'autres raisons: changement de fonctions, guère de temps, et surtout selon moi, le passage de Twitter, bien moins chronophage pour passer autant d'infos sans le côté narcissique qui caractérise les blogs. Je vois aujourd'hui le blog un peu comme la prise d'indépendance de tout bibliothécaire adolescent, plein d'idéaux et bien vite rattrapé par le train-train, la pesanteur du système et de la profession... Bref. Il fallait faire un petit point sur la situation du bibolabo, ceci est fait, passons à ce qui nous préoccupe: l'avenir d'un formidable outil, j'ai nommé LibX.

Je ne sais pas combien de bibliothèques françaises utilisent Libx (peu je le crains) et encore moins le ratio bibliothécaires/vrais gens qui pratiquent ce module pourtant indispensable... le site Libx proclame 953 éditions académiques dans le monde, ce qui est un beau succès.
Si le module développé par l'équipe de Godmar back au Virginia Tech reste très efficace et évolue progressivement dans son module de création d'éditions locales, on entend aussi depuis 2009 parler d'un LibX 2.0... sans trop savoir de quoi il retournerait.
Et bien, fier de moi, j'ai enfin trouvé de l'information sonnante et trébuchante expliquant quelque chose de tout bête mais de fondamental dans l'évolution du module: la version 2.0, outre la mise en place d'une plateforme de dépot d'édition fortement paramétrées par chaque utilisateur (s'entend: bibliothèque), c'est surtout le petit tuto présenté par Godmar Back lors d'une conférence qui bluffe et laisse entrevoir la puissance des possibilités. Très concrêtement, LibX 2.0 permettra de ventiler vos services de bibliothèque façon puzzle dans le web à l'aide de la désormais familière icone LibX intégrée à votre navigateur. Dans l'exemple, l'icône apparaît sur la barre de recherche d'un portail de docelec et un clic sur l'icône permet de lancer une vidéo tutoriel de la bibliothèque expliquant comment chercher sur ce site et ce à quoi la bibliothèque y est abonnée. Les possibilités sont immenses en proposant donc non plus la simple intégration du seul catalogue dans le web, mais de l'ensemble de l'accompagnement de la bibliothèque à la recherche documentaire et ses services.
Bon, cela ne nous dit pas pour quand c'est ni la facilité de mise en oeuvre pour le quidam bibliothécaire, mais avouons que cela laisse rêveur de voir que des gens biens pensent encore à nous!

lundi 4 avril 2011

Les acquisitions avec Zotero

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Zotero est un outil formidable donc les potentialités sont malheureusement assez mal fléchées, mal échangées, bref, mal connues. Originellement destiné à la gestion de bibliographies, l'outil du CHNM devient au fil de ses évolutions (bibliothèque de groupe synchronisée de la version 2, version "standalone" détachée du navigateur, partenariat avec l'Internet Archive et OCRisation de la version 2.1,...) un logiciel de traitement de documents, quels qu'ils soient. Ce qui a depuis quelques temps attiré l'intérêt des bibliothécaires (comme Lully) dans leur recherche éternelle d'automatisation des chaînes de traitement des ouvrages achetés par les bibliothèques.
Le billet de rappel de ce dernier m'incite à communiquer à mon tour sur les expérimentations laborieuses pratiquées depuis quelques temps, à travers deux étapes (à priori...).

Chaque bibliothèque est spécifique et si certaines procédures sont transposables dans un contexte proche, certaines ne le sont pas. Le but de ce billet est aussi d'inciter d'autres collègues à tenter l'aventure dans leur contexte. Le jeu en vaut la chandelle, croyez moi.
La bibliothèque de l'ENS de Lyon est passée l'an dernier sous Aleph V18, à peu près en même temps que celle de Nice (Lully, toujours lui), qui elle est à la V20 (petit changement qui implique quelques difficultés d'harmonisation tout de même). Ma bibliothèque est un peu particulière puisqu'elle regroupe trois ensembles: la bibliothèque interuniversitaire (trois établissements lyonnais concernés), gros acquéreur en LSH, la bibliothèque de l'ENS, petite bibliothèque répondant aux suggestions des enseignants et au calendrier des concours (acquisitions faibles et très ciblées), et l'ex bibliothèque de l'INRP, CADIST et pôle associé et Éducation, bibliothèque de référence dans le domaine via des acquisitions en langues étrangères notamment.
Dans l'immédiat, l'idée d'acquisitions via Zotero se place dans le contexte Education, un service d'acquisitions regroupant 4 personnes, quelques 40.000€ de budget annuel répartis pour une grosse part sur l'anglophone, le français-francophone, dans une moindre mesure en allemand et langues romanes. Je précise que notre thématique précise nous demande d'élargir notre horizon hors des 3-4 très gros éditeurs anglo-saxons, ce qui a une incidence sur la finesse de la veille et l'utilisation de Zotero.
Nous utilisons ELECTRE, ainsi que la BIU (9 acquéreurs), et l'abandon de cet abonnement pour une procédure viable utilisant Zotero serait déjà un gain non négligeable (plus de 6000€ si je ne m'abuses), surtout lorsque l'on achète de grosses sommes en langues étrangères, non présentes dans ELECTRE. Autre attrait, via les bibliothèques de groupe synchronisées (très faciles d'utilisation pour peu que l'administrateur fasse le suivi et assure le respect des procédures), la possibilité de communiquer l'état de ses acquisitions en temps réel, puisque les paniers des acquéreurs deviennent publics (si on le souhaite) et embarquables sur un site. En rêvant un peu l'on peut imaginer que cela entraînera une grande réactivité des enseignants-chercheurs en fonction de ce qu'ils verront ou ne verront pas dans ces paniers. On peut être sceptique mais les univers Netvibes thématiques du SCD de Lyon1 ont prouvé qu'un service innovant en bibliothèque n'était pas nécessairement un joujou de geek... Autre détail, cela règle le problème d'export de listes de nouveautés ou de fils RSS qui peuvent survenir sur certains SIGB. Pour finir sur les gains, l'on peut envisager dans un monde parfait (mais qui ne nécessite que de la sueur et de la volonté) des bibliographies très riches, incluant les suivis de commande communiqués par les éditeurs, les tables des matières présentes sur Google Books la bio de l'auteur sur Wikipedia ou directement la version électronique du document présente en ligne. Les possibilités de Zotero sont dans ces champs relativement infinies et exploitables pour peu que l'on réfléchisse à une organisation performante. A partir du moment où une veille poussée est déjà en place, ces éléments sont connus des acquéreurs. Il ne leur reste plus qu'à enrichir leurs fiches Zotero. Ça peu ressembler à un rêve éveillé mais je pense réellement qu'avec l'adhésion des acquéreurs tout ceci est possible.
Concernant les limites, outre l'adhésion sans faille des acquéreurs dans un circuit commun qui paraît indispensable (et pas forcément facile à obtenir sans froisser les susceptibilités professionnelles pouvant ressentir cela comme de l'infantilisation), la source majeure de problème vient des formats et de l'origine des notices biblio. Zotero reposant entièrement sur cette récupération via balisage de COinS, il devient impératif qu'un gestionnaire des acquisitions ait procédé à un balisage de sites zotero-compatibles dans les champs d'acquisitions recherchés. Cela passe par une participation de chaque acquéreur afin de coller à leurs besoins. Dans cette démarche, si Amazon, Worldcat et le SUDOC permettent un tour assez riche du problème pour l'anglophone et le francophone, il conviendra surtout de repérer des bibliothèques riches dans le thème, utilisant un SIGB zotero-compatible en natif. Les bibliothèques PRIMO (exlibris) le sont. Pour le reste il faudra chercher un peu, ce qui obligera à sortir de ses habitudes et peut-être découvrir de nouvelles cibles de veille ignorées jusqu'ici (haut les coeurs, on positive!). Cette étape peut surtout vous permettre de déterminer si la spécificité de vos acquisitions interdisent d'envisager un circuit d'acquisitions Zotero. S'il est possible d'ajouter manuellement quelques notices de ci de là, cela deviendra en effet vite impossible à grande échelle et périmera le gain de Zotero. Tout ceci démontre l'impérieuse nécessité d'avoir un gestionnaire général des acquisitions (acquéreur lui-même, c'est mieux...) afin de faire travailler plus efficacement tout le monde en équipe, dans la joie et l'allégresse...
Le billet suivant expliquera quelle procédure concrète est en test chez nous, avec le soutien technique ponctuel de l'indispensable Lully.

vendredi 18 mars 2011

Astuce : Retrouvez l'emplacement d'une notice dans votre bibliothèque Zotero

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Une petite astuce bien pratique pour qui utilise régulièrement Zotero et sa fonctionnalité de bibliothèque organisée et synchronisée. Pour peu que votre bibliothèque comporte beaucoup de dossiers et sous-dossiers (comme c'est envisagé ici), il peut devenir compliqué de retrouver l'emplacement d'une notice dans l'un de ces sous-sous dossiers: la recherche ne fonctionne que sur l'ensemble de la bibliothèque ou sur le dossier où est directement contenue la notice...

Une fois que vous avez trouvé votre notice et l'avez sélectionnée, il suffit de tenir la touche [ctrl] sur votre clavier, pour voir l'ensemble des dossiers contenant une même notice surlignés. Et voilou. Ca peut servir également pour repérer les doublons.

(Je précise que cette fonctionnalité est peut-être dans la notice officielle Zotero mais je confesse ne pas avoir eu le courage de la consulter en entier...)

mercredi 9 mars 2011

Et persée disparaît...

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L'université Lyon 2, pilote du projet Persée depuis 8 ans, a décidé unilatéralement d'arrêter le programme en mai prochain. Ce n'est pas une blague. Apparemment aucun argument n'a été donné à quiconque, aucune concertation. Le texte de la pétition qui circule indique:
Dans son rapport d’évaluation du 28/12/2010, l'AERES (Agence d'Évaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur) souligne que « PERSÉE est un exemple parfaitement réussi de rassemblement d’un corpus documentaire permettant le développement de services à haute valeur (...). Que l’on envisage le portail sous l’angle des options technologiques, de la structuration de l’information et des outils de consultation conçus des choix innovants qui fondent sa reconnaissance dans le paysage complexe de l’édition scientifique numérisée. » L'AERES souligne également « la façon exemplaire dont a été conduit le projet [PERSÉE] avec des moyens relativement modestes. »


Faute de mieux pour le moment, signez la pétition, faites la circuler, affichez là dans vos établissements, parles-en aux usagers... Cette situation est d'autant plus incroyable que Persée est réellement utilisé et très connu du relativement grand public académique. Un monde de fous je vous dis!!!

http://lapetition.be/en-ligne/petition-9491.html

[MAJ: le Corbeau me dit dans le casque que Revues.org reprendrait Persée. Ce qui ne serait pas surprenant vu que les 2 plateformes ont déjà mutualisé leurs états de collections...]

lundi 17 janvier 2011

Zotero s'émancipe de Mozilla

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Mine de rien Zotero, outil reconnu (voire familier) de gestion des bibliographies, est en passe de devenir un outil de travail incontournable pour les chercheurs, étudiants et professionnels de l'information. Jusqu'ici limité à l'état de plugin exclusif du navigateur Firefox (qui est quand même devenu le plus utilisé dans nos contrées), le projet "Zotero Everywhere", annoncé il y a quelques mois est enfin sorti en version Alpha.
Un petit rappel "historique" s'impose:
- Zotero est lancé par le Center for History and New Media en 2007 en version publique, comme extension du navigateur Firefox (version 2). Il permet de récupérer automatiquement des informations bibliographiques sur des sites web et de les exporter mis en forme dans un document texte.
- En mars 2010 est lancée la version 2 de Zotero, avancée majeure qui permet de synchroniser sa bibliothèque personnelle avec d'autres personnes via un groupe. De là de nouvelles possibilités ouvertes, élargissant le champ au-delà de la seule collecte bibliographique.
- En septembre 2010 est lancée la première bêta de Zotero 2.1 qui permet l'utilisation du nouveau service Zotero Commons. Parallèlement est annoncé Zotero Everywhere...

Concrètement que sont ces deux nouveaux venus dans la famille Zotero?
Le changement est radical et modifie l'identité même du programme. Ainsi, le premier, Zotero Commons, concrétise un partenariat majeur avec l'Internet Archive dans un double gain : permettre aux utilisateurs de déposer des images électroniques, d'obtenir une version OCRisée automatiquement, et en même temps enrichir l'Internet Archive des documents déposés (avec la visibilité que cela entraîne). Les fichiers en format PDF, Gif, Epub, Kindle, Full text, Djvu, sont alors disponibles. On voit tout de suite que nous ne sommes plus dans la seule collecte et mise en forme bibliographique mais dans la gestion d'une base de donnée synchronisée, partageable, exportable.
Everywhere est lui un simple nom de code pour ce que beaucoup attendaient depuis l'essor premier du module : son utilisation quelle que soit la plateforme et le navigateur. Il s'agit en effet rien de moins que des versions Chrome, Internet Explorer et Safari de Zotero (on ne sait pas encore si la version synchronisée sera présente mais on peut supposer que oui, une fois que c'est "on the clouds"). De même, Zotero pourra se séparer du navigateur pour devenir un logiciel indépendant, multiplateformes (Windows, Mac, linux). Finis les sourires gênés lorsqu'il fallait dire au chercheur super enthousiaste qu'il devrait changer de navigateur et rendre son Mac pour pouvoir utiliser cet outil...

Au final, Zotero fait de plus en plus penser à une machine pleine de promesses mais dont l'usage n'a pas encore été trouvé pour en tirer le(s) meilleur(s) parti(s). Un semblant de Google Wave, en espérant que le sort final de Zotero soit plus enviable... Moi, ça me donne des envies de services aux chercheurs tout ça est très motivant!!!

mercredi 15 décembre 2010

FRBR, FRAD, FRSAD, RDA & Cie... Soyez Aware !

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Vendredi dernier a eu lieu la journée d'étude sur le changement d'ère des catalogues organisée par le CFCB Midi-Pyrénées Languedoc Roussillon (les documents de la journée sont dors et déjà disponibles en version PDF sur le site... Et puis il y a les tweets qui mettent bien en exergue les points importants).

Que dire de plus sinon qu'il est grand temps pour les bibliothécaires de tous horizons d'arrêter de se laquer le chignon pour se pencher sérieusement sur ces nouveaux modèles (FRBR, FRAD, FRSAD) et codes (RDA, REICAT, etc).
PRENEZ LE TEMPS DE LIRE ET RELIRE sur ces sujets, à commencer par ces présentations qui sont une bonne entrée en matière car elles font le tour des problématiques à courtes et moyennes échéances.
Pourquoi ?
- Nous sommes en pleine période de transition. La logique de fonctionnement des catalogues de bibliothèques est devenue obsolète de part l'évolution des modes de publication et de consultation de l'information, il est nécessaire de s'adapter afin de poursuivre l'objectif principal des bibliothèques : permettre à l'usager d'obtenir ce qu'il souhaite (après avoir trouvé, sélectionné, et identifié).
Lisez l'intervention d'Emmanuelle Bermes "les données des catalogues sur le web" et/ou relisez les billets sur son blog "Le catalogueur, l'usager et le système"et "Petite visite guidée de RDA" pour n'en citer que deux.

- Les premiers rapports sur les FRBR ont été publiés il y a maintenant plus de 10 ans, les cadres internationaux et nationaux sont mis en place pour adapter les catalogues aux nouveaux usages : une approche par le contenu et non plus par le contenant ; des formats compréhensibles par tous (ou presque et notamment les informaticiens !) ; importance des relations entre les ressources... Des liens... Où l'on retrouve le web des données...
3 scénarios envisagés : on continue à se laquer le chignon et par la même occasion à se momifier, on ose changer de couleur ou on se fait la boule à Z , Banzai ! (diapos 34 et suivantes de la présentation de F. Leresche) ...
Lisez les interventions de P. Le Pape "les catalogues changent d'ère"et F. Leresche "modelisation des catalogues : les données d'autorité FRAD".
Suivez les évolutions de la réflexion en France et en Europe

- Les Etats-unis doivent se décider l'été prochain sur l'adoption de RDA... L'Australie et l'Allemagne sont également bien engagés dans le processus. Une première échéance pour la France... Jetez un coup d'œil sur JSC ; RDA Toolkit et CodlinAndShort
- Il faudra être prêt pour accompagner les demandes d'évolutions techniques (SIGB, OPAC), évaluer les coûts, établir des stratégies d'adaptation en fonction des moyens mis à disposition.
Lisez "Quels outils informatiques pour les bibliothèques ?", l'intervention de Marc Maisonneuve.

Au final, seul un effort d'appropriation de chacun fera avancer la machine. "Tout est lié": me direz-vous et je vous répondrai : "tout devrait l'être" !
Approfondissez...

mardi 30 novembre 2010

Professionnels de l'information, soutenez Wikipedia!!

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Un tweet aurait suffi (c'est fait d'ailleurs...) mais l'enjeu mérite à mon sens un petit développement. Comme chaque année, Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia lance un appel aux dons des utilisateurs afin de permettre à la fondation Wikimedia de maintenir le 5° site web consulté dans le monde. Comme chacun le sait maintenant dans notre milieu, les élèves, les lycéens, les enseignants mêmes utilisent souvent Wikipedia pour leur travail. Comme on utilisait autrefois l'Universalis, l'annuaire papier ou le calendrier du poster ou des pompiers.
Notre profession (bibliothécaires, mais plus globalement les professionnels de l'information) l'utilise sans doute quotidiennement. Une minorité participe en rédigeant ou en corrigeant des articles. Une majorité se contente de profiter de cette manne d'information que plus grand monde aujourd'hui ne tente de discréditer depuis la publication d'études comparatives.
Comme pour le principe de Licence Globale, le Logiciel Libre et la vie associative, le principe du "gratuit" ne fonctionne qu'avec le soutien volontaire des gens qui profitent de ces services. Cela ne signifie pas qu'il faut impérativement donner aux développeurs de chaque logiciel utilisé, mais il semble fondamental de garder une cohérence si l'on souhaite le maintient et le développement de cette société libre.
Si vous le pouvez pas, le savez pas ou ne souhaitez pas y participer directement, donnez aux services qui vous paraissent les plus importants ou ceux que vous utilisez le plus. La société américaine fonctionne depuis longtemps sur ces principes (le mécénat) par rejet viscéral de l'interventionnisme étatique (l'impôt). La France a une tradition de l'impôt et de la régulation centrale. Le financement par le don n'est pas naturel. Pourtant il est nécessaire. Les concepts d'Internet libre, de coopération et d'information libre dépendent de cela.

vendredi 17 septembre 2010

Où l'on parle de congrès, de bibliothécaires et de vélos...

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Le Bibolabo relaye les bidouilles des autres par l'intermédiaire de Jean-Philippe (merci à lui) qui a eu l'occasion de croiser de joyeux collègues finlandais...bibliovélobsédés !

"Vous aimez le vélo et vous aimez les bibliothèques ? Vous aimez aussi faire des choses sérieuses sans vous prendre au sérieux ? Vous êtes sensible à l'humour loufoque d'un Aki Kaurismäki... alors le Premier congrès international à vélo pour les bibliothèques est fait pour vous !
Initiée par un petit groupe de bibliothécaires finlandais (qui depuis est devenu un groupe international de bibliocyclistes un peu déjantés), cette "unconference" partira de Copenhague le 26 mai pour arriver à Berlin le 6 juin 2011. L'arrivée des bibliocyclistes est prévue sous la porte de Brandebourg encadrée par une foule de Berlinois en folie (et de touristes spécialement venus pour l'événement). L'idée est de promouvoir tout au long du parcours entre le Danemark et l'Allemagne les bibliothèques et le vélo grâce à cette conférence itinérante.
Mais faut-il être un grand cycliste pour y participer ? Faut-il savoir maîtriser le Powerpoint tout en pédalant ? De combien de kilomètres sont les étapes quotidiennes ? Y a-t-il une voiture-balai ? Le parcours prévoit-il des arrêts pour goûter les différentes bières des régions
traversées ? Est-ce que je peux y emmener un enfant en bas âge ? ...bref, autant de questions essentielles auxquelles vous trouverez des réponses sur le site de l' "International unconference for cycling librarians and library lovers" : http://www.cyclingforlibraries.org
Il existe aussi une page Facebook où figurent beaucoup d'autres informations : http://www.facebook.com/event.php?eid=145521218791592

Jean-Philippe Aynié"















PS : les cartons moteurs pour rayons sont de véritables notices de catalogues papier que des bibliothèques ont envoyé gracieusement... Elles servent également de flyer pour l'événement !

mardi 14 septembre 2010

L'INRP en danger

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Une fois n'est pas coutume, on va traiter d'un sujet sérieux (malheureusement il y en a de plus en plus par les temps qui courent...) pour cause d'urgence.
L'Institut National de Recherche Pédagogique, établissement autonome rattaché aux Ministère de l'Éducation Nationale et à celui de la Recherche, est en voie d'être absorbé très prochainement par l'ENS de Lyon, qui vient lui-même de fusionner ENS-Sciences et ENS-LSH en janvier dernier. Sans rentrer dans des détails techniques sur l'incidence pour la recherche que je ne saisis pas complètement moi-même, il est utile de préciser que cette "absorption" se présente comme un démantèlement d'un des outils de recherche et d'aide à la décision les plus intéressants dans le domaine de l'Éducation. Malheureusement, hormis l'UNESCO plus grand monde ne s'intéresse à l'éducation, ou plutôt, l'Éducation c'est dangereux (après l'école c'est plus dur de vendre son temps de cerveau disponible).
Pour faire simple, l'INRP est né du Musée Pédagogique créé sous Jules Ferry en même temps que l'Ecole républicaine. Ont ainsi été fondés une bibliothèque (l'actuelle bibliothèque de l'INRP) et un Musée qui ont donné naissance à un Institut de Recherche en sciences de l'Education. Chose étonnante, les premières victimes de la "fusion" seront le Musée National (oui-oui, national) de l'Education (situé à Rouen) et le Service d'Histoire de l'Education (un labo situé à Paris). Qu'on me contredise mais je ne savais pas que des Musées nationaux disparaissaient parfois. Que fait-on de leurs fonds? Bon, allez, on supprime la Louvre, c'est trop gros et on peut pas mettre la Joconde sur des boites de coca pour rapporter des sous. L'équation Bibliothèque+Musée+Histoire+Éducation+Recherche c'est vrai que c'est plein de choses pas belles et pas utiles pour nos dirigeants. Bon et puis c'est vrai que finalement, vu que les profs ne sont plus formés, il n'y a pas besoin de réfléchir à comment les former ou à comment former les enfants. Ah, et puis il y a aussi l'Agreg qui doit disparaître. Ne me demandez pas à quoi servirait une ENS (et donc un INRP-ENS) si l'Agreg n'existe plus...
Je m'arrête là dans mon piratage du Bibolabo. Si l'envie vous en prend de savoir de quoi je parle, un blog a été modestement monté pour communiquer là-dessus:
http://sauvonslinrp.blogspot.com
Étant donné que seule la communication grand public (sur un dossier pas très sexy je l'accorde) est efficace dans ce genre de problème, n'hésitez pas à placer un lien à droite à gauche et à en parler SVP. Bon, maintenant on peut retourner à nos petites bidouilles très bientôt. Allez Chapi, on retourne au turbin!

lundi 26 juillet 2010

bibo dodo

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Ben oui ! C'est vacances ici aussi !

Chapi et Chapo s'en vont prendre un peu de repos.



apéros, randos, dodos... apéros, dodos, randos... randos, apéros, dodos...dodo, randos, apéros...rando, dodo, apéros...idées kados pour apéros de chapi et chapo...[Ceci n'est pas un message subliminal]

Bonnes vacances loin de vos proxynators préférés, de l'Ipad et du Bibliobsédé ( ;) ) et rendez-vous en septembre pour une nouvelle saison de nos aventures intersidérales.


mercredi 21 juillet 2010

Sudoc. Saison 4. Episode 5

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Série Z 39.50

Il se réveilla une fois de plus sur les bords de la Méditerranée. SudoCat avait effectué avec succès sa mutation annuelle.
Les nouveaux composants issus de la planète Deïlen s'étaient correctement implantés. Des ajustements avaient été nécessaires, comme tous les ans, mais des équipes rodées œuvraient dans l'ombre, les agents très spéciaux Pi&Dji notamment avaient su détecter les principales anomalies et adapter le tout à ses circuits .
L'année dernière déjà son apparence avait bien changée. Son nouvel habillage (ce blue sea allait décidément bien avec son tempérament de "PSICog"), les fonctionnalités supplémentaires et les modules complémentaires lui avaient bien plu (Ah ! les badges multicolores DocType...Il faudrait penser à en faire des produits dérivés pour les humains ;) ).
Aujourd'hui, il ressentait à nouveau les évolutions de son système. Encore un peu gauche, mais la sensation s'estompait déjà et il avait le pressentiment que c'était une bonne chose . Il aurait aimé que ses sens soient un peu plus affinés pour mieux jongler avec toutes ses données. Le temps viendrait...
Il s'était déjà habitué au dernier gadget ajouté il y a quelques mois. Dans le réseau, les agents satellites (astéroïdes B-15 et N-51) qui travaillaient en parallèle à l'enrichissement de ses fonctionnalités, s'activaient pour adapter le plus rapidement possible les modules devenus incontournables 1 et 2...
...et 3 ? La solution n'était plus très loin pour la syndication. Elle se prenait pour une machine à remonter le temps suite à une faille spatiotemporelle et avait contrarié ses projets.

Il espérait aussi devenir plus mobile dans la matrice, il faudrait qu'il en parle au Major, elle saurait le renseigner efficacement. Au final il se sentait plutôt bien... Encore une année écoulée, un vieil air lui trottait dans la tête...






mercredi 23 juin 2010

10 principales tendances pour les bibliothèques académiques

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En tombant sur un Tweet de Marc Maisonneuve je me suis dit qu'une petite synthèse de l'article (anglais) serait utile pour les pressés.
Il s'agit d'une liste dressée par l'ACRL Research Planning and Review Committee.
Ainsi, les 10 tendances citées sont les suivantes:

- L'accroissement des collections sera issu des demandes des usagers et incluera différents formats de ressources (avec une numérisation croissante des fonds).
- Les budgets vont continuer à baisser, même en période de croissance, obligeant les bibliothèques à s'adapter.
- Le besoin de compétences technologiques des bibliothécaires va s'accroitre.
- Dans un climat économique défavorable, les bibliothèques seront poussées à s'évaluer et à valoriser leur collections et services.
- La numérisation va s'accroitre et induire une accessibilité large des documents.
- L'essor de la société mobile va induire de nouveaux services.
- Le besoin de collaboration va placer les bibliothèques au centre des institutions universitaires.
- Les bibliothèques continueront à mener les efforts vers l'Open-Access et les questions de droit d'auteur en éducation.
- Les innovations (et habitudes) technologiques continueront à orienter l'activité des bibliothèques.
- La place de stockage en ligne va s'accroitre alors que les lieux physiques vont être réorientés vers un usage exclusif des étudiants (moins de collections physiques).

vendredi 11 juin 2010

[MAJ]Créer une signature riche dans Thunderbird

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Thunderbird, cet obscure objet que beaucoup utilisent sans savoir comment ni pourquoi... Bon, je ne vais pas encore une fois taper sur l'ambulance, mais simplement expliquer comment faire pour (très simplement) créer une signature un peu plus riche que du texte bloc-note comme une majorité d'utilisateur le fait aujourd'hui.

Le principe est que seul du code HTML permet de poser une signature. Le bloc-note étant reconnu comme du code, Thunderbird le lit comme du texte simple. Mais en théorie quelqu'un maitrisant le HTML pourrait créer une signature très riche, avec gif animés et autres joyeusetés.
Pour ce qui nous concerne, j'imagine qu'un texte un peu moins austère que de l'arial, une couleur, un lien clicable sur le mail et éventuellement le logo de l'institution (clicable lui aussi) suffiront.

La procédure:
- Créez un nouveau mail et créez-y votre belle signature avec tout ce qu'il faut dedans. Pour insérer une image, il faut l'insérer à partir du menu (Insérer/image). Allez la chercher sur votre ordinateur (choisir un fichier). Insérez éventuellement un lien, vers la page de votre établissement par exemple (onglet Lien). Mettez (ou non) un texte de remplacement comme suggéré.

Pour placer sa signature sur une image (comme sur la capture), le lien inséré dessus doit avoir la forme"mailto:tartampion@gmail.com"
- Redimensionnez manuellement l'image et corrigez son emplacement.
- Enregistrez-la signature comme Fichier (un fichier HTML va être créé). Moi je l'appelle "signature" et je le place sur le Bureau.

- Dans Outils/paramètres de comptes/ [zone de droite: apposer cette signature] allez chercher votre fichier .html. Enregistrez.

... et voilà, tout simplement. Amusez-vous bien ;)

mercredi 9 juin 2010

Mozilla Weave, un outil formidable

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Mozilla Weave est probablement l'outil de la fondation Mozilla le plus méconnu au regard de son utilité (fondamentale). Il propose rien de moins que la synchronisation de vos marques-page, historique et éventuellement vos mots de passe d'une session et d'un ordinateur à un autre. Preuve de cet intérêt, ce projet issu du Mozilla Labs, est en passe d'être fusionné avec Firefox (probablement sur la version 4 prévue fin 2010) sous le nom de "Firefox Sync". Le Bibolabo en avait parlé ici...

Vous constaterez d'ailleurs que la page du Labs a été modifiée pour présenter de façon plus claire l'état d'avancement (et de "classement") des différents projets. On constate ainsi que Weave et Personas (le gestionnaire de thèmes, intégré depuis Firefox 3.6) sont sortis du statut de projet, et que les probables futures "upgrades" seront "Raindrop" et le dernier projet: Contacts (qui permet d'intégrer votre carnet d'adresse au navigateur et que je vais m'empresser de tester...). Tout cela laisse penser que le navigateur de Firefox (avec son extension Prism qui permet de lancer des sites depuis son Bureau, séparément de Firefox) va devenir de plus en plus central dans votre utilisation informatique et se rapproche du principe du Google Chrome OS avec, qui sait, peut-être un jour des appareils sous système Mozilla (ce qui ne serait pas plus aberrant que Google se lançant dans le hardware...). Contacts, lui, fait furieusement penser à une première couche "grand public" du futur Raindrop. Et Mozilla de devenir incontournable sur la "messagerie-sociale" comme il l'a fait pour les navigateurs.

Mais revenons à nos moutons, Mozilla Weave. L'objet de ce billet (avant de se laisser prendre par ce sujet passionnant :)) était de présenter une astuce qui sera bien utile à ceux qui utilisent plusieurs ordinateurs simultanément. Car enregistrer les modifications d'historique et de marques-page c'est bien, mais pouvoir restaurer une session à l'identique c'est mieux. Pour cela, rien de plus simple:
une fois votre session ouverte et synchronisée (attendez que l'icône de Weave se stabilise), cliquez sur le menu "Historique" de Firefox puis Tabs from other computers.



















Vous arriverez sur la page du serveur Weave où apparaîtrons tous les onglets ouverts sur votre autre session. Il vous suffira d'en sélectionner un ou plusieurs et de les ouvrir.
Pour les lancer dans une autre fenêtre Firefox, attrapez l'onglet Weave et sortez-le de l'alignement. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira et vous pourrez lancer vos onglets.

lundi 12 avril 2010

Présenter les nouveautés en bibliothèque

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A peu près toutes les bibliothèques de France et de Navarre proposent à leurs lecteurs une liste des dernières acquisitions. C'est bien mais pas toujours fait dans l'amour de l'art, abandonnant comme souvent la tache au gros SIGB tout puissant. Outre que le-dit SIGB n'est pas toujours très performant pour l'extraction, on en revient à l'éternel problème de la soumission des bibliothécaires à leurs outils (par manque de formation ou par fainéantise, je ne trancherais pas...).
Si les BM ont généralement une page assez chouette, les SCD sont toujours à la traîne, se contentant souvent (au mieux) d'une petite vignette quand ils ne proposent pas purement et simplement une très vilaine liste excel non classée... (autant ne rien faire).
Et les librairies en lignes, elles font quoi?...
- De Boeck
- Sceren-CNDP
- Blackwell
- Border

...et ailleurs ils font quoi?
- Qeens Public Library
- Toronto university Library

... no comment. Bon, je reconnais que pour la plupart c'est du module flash développé en interne, mais il existe aussi des outils gratuits qui permettent de faire largement aussi bien en y mettant un tout petit peu d'effort (sans rien y connaître en code).
Flshow permet ça avec plein d'options de personnalisation et, miracle, un excellent tuto "pour les nuls" existe déjà sur le web (ce qui m'évite de rallonger ce billet par la même occasion :) ).
Ca donne ça:


Bien entendu, selon votre quantité d'achats vous ne pourrez pas insérer tous les livres dans un tel carrousel, mais ça doit être faisable pour une quinzaine de livres par mois (pour peu que proxynator accepte de placer du code étranger sur son serveur...).

Calaméo devrait également permettre de présenter les nouveautés (a priori avec autant ou moins de boulot que pour le carrousel) en tirant profit des fonctionnalités d'affichage, les liens clicables et surtout l'opportunité d'insérer des critiques et autres améliorations de notices. Ca donnerait ça:

[MAJ: je m'aperçois en rédigeant ce billet que Calaméo a encore amélioré son outil en proposant un éditeur de liens après-coup, qui autorise à générer son document en amont sans se soucier de tout préparer finement: posez vos liens directement dans l'interface calaméo et on n'en parler plus!]
Enfin, pour ce qui est du suivi des nouveautés, à côté des nouveautés effectivement en rayon il est possible (comme je l'ai expliqué ici) d'utiliser Zotero 2.0 pour présenter le suivi des commandes en temps réel (ça demande un peu de discipline collective mais ça vaut le coup il me semble).
A l'UHP Nancy 1 ils ont décidé de présenter les nouveautés sous forme de blog spécifique. C'est aussi une option même si je trouve que ça reste un peu statique, notamment au niveau des liens...

Si vous avez des expérimentations intéressantes et innovantes de ce type dans vos établissements n'hésitez pas à les présenter en commentaires.

jeudi 8 avril 2010

Visualisation des statistiques en "infrarouge"

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La NCSU Library, toujours à la pointe en matière d'innovation et de performance des services et d'OPAC, présente sur son blog les résultats statistiques d'utilisation de son site.Ce qui frappe le plus c'est l'image présentée, une HeatMap indiquant sous un aspect infrarouge les zones du site les plus cliquées. Cela ne semble pas changer fondamentalement le contenu des informations, que nous retrouvons classiquement dans Google Analytics, mais l'affichage me semble intéressant et permet de voir en un clin d'œil (ce que nous savons) que la très grande majorité des visiteurs cherchent avant tout le catalogue.

Le plugin ClickHeat est utilisé pour cela (il semblerait qu'il faille une installation serveur pour le faire tourner).
Pour la petite histoire, la NCSU utilise le logiciel Urchin qui est à l'origine de Google Analytics après son rachat en 2005 par Google. Sur le site d'Urchin nous pouvons voir un petit comparatif des fonctionnalités entre Urchin et Analytics, le premier présentant comme principal avantage d'être installable sur serveur et de fonctionner sur des intranets protégés par Firewall (je connais un proxynator qui va être ravi!).

jeudi 4 mars 2010

chapi dans Google Street View

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Pendant que Korben nous parle des coulisses du projet en France ;D et que d'autres nous parlent d'atteinte à la vie privée, je me suis souvenue d'avoir vu passer une Google car en sortant du boulot en septembre 2008...
Eh ben bingo ! Chapi s'est fait tirer le portrait ! :D Vous me direz que c'est flou... Oui, mais ceux qui me connaissent me REconnaissent...