Les bibotweets

jeudi 24 décembre 2009

Visite de la bibliothèque universitaire d'Utrecht

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Début décembre, j'ai eu l'occasion de visiter quelques bibliothèques aux Pays-Bas. Voici quelques notes prises au cours de ce voyage en commençant par La BU d'Utrecht (UBU).

Le bâtiment (2004)
Elle vaut le détour ne serait-ce qu'au plan architectural : bâtiment noir intérieur/extérieur avec des impressions de saules sur les vitres, (d'après une photo de Kim Zwarts) et en relief sur les cloisons de béton peintes en noir... Au premier abord, on a l'impression de se retrouver du côté obscur de la force ;-), seuls certains éléments du mobilier sont en rouge (bureaux d'information, banque de prêt, stations OPAC, banquettes) afin d'attirer l'œil (signalétique minimale pas toujours bien comprise par le public d'après les bibliothécaires...). Sols blanc/gris, tables de travail en bois clair.
L'impression de froideur s'estompe pourtant rapidement laissant place au "zen". Le bâtiment est pourtant composé de grands espaces pour la plupart ouverts. Un coin détente (banquettes et gros coussins, distributeurs de boisson) a été installé dans un espace opposé aux salles de travail.

Quelques chiffres
1584 : date de création de la bibliothèque
3 624 380 livres et journaux
7848 titres de périodiques imprimés
10 261 titres de périodiques électroniques
167 équivalents temps plein
243 personnes dont 117 hommes et 126 femmes répartis dans 6 sections.

Volonté de devenir un véritable acteur scientifique au sein de l'université, de personnaliser les services rendus aux usagers ("customers" pour eux :( !) et de les intégrer au processus d'apprentissage . Accès à "Ma bibliothèque" à distance pour les chercheurs, les enseignants et les étudiants. Conservation et accès à l'information scientifique imprimée. En matière d'accessibilité à l'information scientifique et technique, les maîtres mots sont : exhaustivité, innovation, souplesse, professionnalisme et mise en valeur.
Coopération nationale : UKB (consortium de 13 bibliothèques universitaires et de la Bibliothèques Nationale).


Des services
"My Library" (avec page d'accueil et informations personnalisées)

Virtual Knowledge Center (VKC : à la fois environnement de travail et bibliothèque en ligne contenant des informations dans une certaine discipline. Communauté virtuelle dans laquelle les chercheurs, professeurs et étudiants d'un centre de recherche en particulier peuvent collaborer et partager leurs résultats de recherche avec d'autres. Différents niveaux d'accès à l'information sont définis afin de préserver la confidentialité de sujets de recherche et à encourager la communication). L'objectif est de s'appuyer sur la spécialité et l'expertise d'un groupe pour enrichir et animer le VKC de sa discipline. La BU propose les moyens et l'organisation (l'accent est mis sur la garantie de la pérennité des données, la simplicité de prise en main des outils et l'homogénéité de interfaces entre intranet et internet) mais c'est le groupe de spécialistes qui est responsable de la politique éditoriale. Actuellement il existe une vingtaine de VKC à Utrecht. Par contre il n'est pas possible de faire fonctionner un groupe de moins de 4 personnes, d'où l'idée d'ouvrir ces cercles à des chercheurs d'autres universités. Mais cela pose quelques soucis au niveau de l'édition scientifique...

Igitur (Utrecht Publishing & Archiving Services). Département de la bibliothèque universitaire qui favorise le développement de l'édition numérique. Igitur aide des scientifiques, des groupes de recherche ou des communautés scientifiques à déterminer une stratégie de publication optimale et à réaliser ces publications en collaboration étroite avec les usagers). Objectif premier : accroître l'accès à l'information scientifique.

Virtual Data Center : 2010...


Et encore merci à l'équipe qui nous a si bien reçus ! :-)


jeudi 17 décembre 2009

LibX Sudoc ! M'enfin ! 2/2

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Dans un premier billet sur le sujet, j'ai commencé à expliquer comment créer un plugin LibX pour une URL dite complexe avec la méthode "Join". Je butais encore sur certains points (recherche sur les ISSN surtout) quand...
...Ma troisième tentative de demande d'adaptation des options de recherche dans LibX a fonctionné (j'ai peut-être fait des progrès en anglais entre-temps ;-)...). En expliquant bien mon problème, l'équipe LibX m'a renvoyé une option à tester, ajouter l'option "is" dans mon URL sans changer mes options de recherche initiales, image ci-dessous :
Options de recherche dans l'onglet "Catalogs & Databases"











L'aide LibX m'invitait donc à : "Use 'is' for ISSN, as in %JOIN{}{i| ... }{is| .... }"
Ce que je me suis empressée de faire :
Mon URL devenant :
http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/CMD?ACT=SRCHM%JOIN{}{a|&ACT0=&IKT0=1004&TRM0=%a}{t|&ACT1=*&IKT1=4&TRM1=%t}{Y|&ACT2=*&IKT2=1016&TRM2=%Y}{i|&ACT3=*&IKT3=7&TRM3=%i}{is|&ACT0=&IKT0=8&TRM0=%is}

Cette option règle enfin le problème de reconnaissance des ISSN quand un catalogue utilise deux index distincts pour les ISBN et ISSN. Le plugin fonctionne désormais correctement et rend ces numéros cliquables lors d'une navigation, dans l'exemple ci-dessous l'ISSN de AJ famille :










[Update n°1 : erreur de diagnostic ! Il y en a au moins un qui suit ! ;-) Merci Lully pour avoir pointé l'incohérence...]

Il ne reste qu'un seul petit point à régler pour mettre à disposition ce plugin au utilisateurs du Sudoc : sur certains sites, dont Amazon, les ISBN 13 ne sont pas détectés et seul l'ISBN 10 est cliquable. Ce qui pose problème quand ce dernier n'est pas présent dans la notice Sudoc il semble que la conversion automatique des ISBN 13 en ISBN 10 soit encore active pour certains sites dont Amazon, et ce, même en ayant décoché l'option prévue...

Dès que LibX me répond je ferai un update...

[Update n°2 : pas de réaction de la part de l'équipe LibX et c'est normal... Afin de ne pas rendre cliquable des numéros qui ressembleent à des ISBN/ISSN, certaines formes sont rejetées par le système. Il se trouve que la façon de transcrire les ISBN 13 par Amazon par exemple, fait partie de ces formes rejetées !
Extrait de la page de test LibX :
"To avoid too many false positives (numbers that look like ISBNs/ISSNs, and have the correct checksum, but really aren't standard numbers), we conservatively suppress some forms. The following forms should not have turned into autolinks: 00987484 , 100987484 , 10098-7484 , 006-073-132X , 006-073-1328 , 006-0731328, 006-073-132X, 006-073-1328."
Il ne reste qu'à demander à Amazon de changer la forme des ISBN 13 sur son site... :( ]

Voilà ! Pour ceux qui ont envie d'intégrer cette URL dans leur plugin LibX de bibliothèque, en second catalogue par exemple, servez-vous ! :)

lundi 7 décembre 2009

Prospective (2/2): Mozilla Firefox, Raindrop, thunderbird et les autres.

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Selon moi les trois sociétés IT les plus innovantes depuis quelques temps sont Google, Mozilla et Apple. Mozilla (tout comme Wikipedia) est parvenue en peu d'années à devenir acteur de premier plan trustant l'actualité du web et contraignant ses concurrents à s'adapter à ses projets. Il n'y a aucune comparaison entre les moyens d'une firme de Wall Street comme Google et d'une fondation "libre" comme Mozilla. Et pourtant les projets des concepteurs de Firefox semblent aussi (voire plus) prometteurs que ceux de Google. Tour d'horizon.

- Le projet qui risque de sortir le plus rapidement est Thunderbird 3 (attendu en fin d'année ou tout début 2010 - la RC2 est sortie début novembre). Pour revenir un peu sur mes premières impressions, la dernière version du client messagerie surprend avant tout par la puissance de son moteur de recherche qui est mis en avant par la quasi-suppression de la barre de tâches supérieure. Il est possible de lancer une recherche sur l'ensemble des critères, avec filtres après une première recherche. C'est assez déroutant au premier abord mais cela risque de changer pas mal l'utilisation de cette fonction, notamment dans le cadre professionnel.












Autre point positif, l'insertion du module complémentaire Thunderbrowse, mini-navigateur permettant d'afficher les liens dans la fenêtre des messages. L'agenda Lightning n'est pas encore intégré mais devrait l'être (si ce n'est sur la finale, probablement sur des mises à jour de Thunderbird 3). Les contacts peuvent désormais être ajoutés en un clic (comme pour les favoris de Firefox). Enfin, et surtout, l'ouverture des messages se fait désormais dans des onglets, simplifiant la navigation en se calant sur les habitudes prises sous Firefox. La filiale Mozilla Messaging souhaite désormais que la production de modules complémentaires devienne aussi florissante que sous Firefox (ce qui était loin d'être le cas jusqu'ici).
- Concernant Firefox 4 (prévu pour le printemps 2010), le gros changement serait graphique, avec (malheureusement...) une très grosse influence de Chrome ressentie chez Mozilla, dans le sens de l'épuration de la barre de taches. On annonce également l'intégration (enfin!!) de Weave, le projet des Mozilla Labs qui synchronise l'ensemble des données de votre navigateur (jusqu'aux onglets ouverts) sur un serveur... et qui périme pratiquement les essentielles extensions FEBE, Xmarks et PasswordExporter. Prism devrait également être intégré au navigateur : profitant de la séparation des processus initiée par Chrome et reprise par Firefox 3.5, ce module permet de lancer des pages web séparément du navigateur. Vous pouvez ainsi disposer d'une icône "Netvibes" ou "Gmail" sur votre bureau, qui lancent l'application individuellement.
- Pour ce qui est des projets plus expérimentaux, la gestion de l'accéléromètre par Firefox 3.6 et Firefox Mobile (ex-Fenec) montre l'attention toute particulière de Mozilla aux applications de demain.

- A ce titre, le Mozilla Labs est très actif et prospectif. Les projets les plus aboutis sont Weave (en passe de sortir du statut de bêta), Prism et Personas (désormais intégré à Firefox). Le projet Snowl (visant à intégrer les flux RSS, la messagerie et twitter dans le navigateur) semble lui encore en version de travail et devrait logiquement être abandonné si Raindrop grandit rapidement.
- Ce dernier projet annoncé semble à première vue un concurrent de Google Wave. Différents commentateurs disent qu'il n'en est rien et que le projet a été conçu bien avant celui de Google. Difficile de connaître l'état d'avancement réel du projet (certaines informations sur le web prédisent un lancement en bêta (c'est à dire utilisable par le commun des mortels) avant l'été 2010. Raindrop est une tentative passionnante de réunir et organiser les différents flux de communication que nous utilisons, dans une même application. En somme, répondre à l'insuffisance des messageries traditionnelles. Le projet Mozilla ne cherche pas à réinventer la communication (contrairement à GWave) mais à l'accompagner en proposant un outil adapté aux besoins immédiats des utilisateurs. Une galerie des développeurs permet d'imaginer à quoi cela pourra ressembler (et l'on peut dire que c'est alléchant).































Pour les aventuriers qui souhaiteraient tester l'outil (c'est bien entendu Opensource), il vous faudra compiler les fichiers (Raindrop n'étant même pas au stade de l'alpha...). Un tuto sous Ubuntu est disponible ici.

Le Journaldunet a publié en septembre dernier un résumé des projets du MozillaLabs en cours.

lundi 30 novembre 2009

Test Google Fusion Table

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La sortie il y a quelques mois d'un petit projet Google Labs (dont j'avais parlé ici) m'a donné envie de tester (sans a priori) une manipulation simple (en principe...) qui devrait aider des étudiants et chercheurs à exploiter des données récupérées sur le web.
L'idée simple est que beaucoup de documents récupérés sont sous la forme de PDF, format bien pratique pour la diffusion mais qui ne prévoit pas l'export global d'informations vers d'autres supports (au hasard Excel/calc ou Word/writer). Imaginant ce que l'on pourrait faire avec Google Fusion Table et bavant sur la génération automatique de cartes et diagrammes divers très alléchants, j'ai élaboré le scénario suivant:

sociologue travaillant sur l'Indice de développement humain, j'ai récupéré en pdf le rapport annuel et souhaite pouvoir en extraire différents tableaux avec lesquels je pourrais générer des cartes et diagrammes.

Ayant mon document sur mon Bureau, je le convertis en Excel grâce à l'outil en ligne PdFtoExcel online (attention aux messageries professionnelle qui sont souvent très suspicieuses des pièces jointes et risquent de voir virer mail et fichier sans autre forme de procès...). Pour bien faire les choses, j'ai coupé mon pdf au préalable grâce à mon imprimante virtuelle gratuite (avec pdf creator par exemple) et sorti les seules pages du tableau que je souhaité exploiter.

- Je toilette un peu et vérifie mon excel.
- J'importe dans Google Fusion Table
- ... et je m'aperçois qu'à moins d'un sérieux travail préparatoire sur le tableau excel, j'obtiendrais dans Google des données très partiellement exploitables (notamment pas possible de générer une carte du monde...).
Conclusion: décevant et nécessite suffisamment de boulot pour dissuader les utilisateurs.

Conclusion bis: préférer utiliser l'extraordinaire page d'outils et de générateurs de l'ONU

lundi 23 novembre 2009

LibX Sudoc ? M'enfin !?! 1/2

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LibX Sudoc ! M'enfin ! 2/2

[Attention ! Ce billet est un peu long et traite d'un sujet un peu plus pointu que d'habitude... Âmes sensibles s'abstenir ! ;-)]
Cela fait quelques temps déjà que je voulais créer un plugin LibX pour le Sudoc (et je n'étais pas la seule ;-)). C'est maintenant chose (presque) faite. LibX est une extension de recherche pour catalogue de bibliothèque à installer sur son navigateur préféré (Firefox ou Internet Explorer).
Chapo s'était occupé de créer celui du catalogue du SCD de Metz.
Pour mieux comprendre à quoi sert (de façon générale) ce plugin, je vous invite à lire le tuto PDF ou à visionner le tuto animé réalisés pour l'occasion si ça n'est pas déjà fait.
Je conseille aussi à ceux qui ont envie de se lancer dans la création de ce plugin, de lire les articles de Lully consacrés à ce sujet. Il propose des tutoriels synthétiques et efficaces expliquant la façon d'opérer ainsi que des approches s'adaptant à différents objectifs d'utilisation (première approche, LibX et Zotero pour les acquéreurs ici et , LibX et proxy).

Pour le Sudoc j'ai utilisé la solution proposée pour les URL complexes.
  • Parce que le Catalogue Sudoc n'est pas dans la liste des "Manual configuration". Il fallait donc ajouter un "bookmarklet"/une URL servant de modèle :













  • l'URL de recherche multicritères du Sudoc n'était pas adaptée au modèle LibX proposé par défaut.
Dans la réponse à la question 11 des FAQ de LibX, la syntaxe préconisée dans ce cas est "%JOIN". En voici le modèle :
"%JOIN{connector}{type1|value1}{type2|value2}{....}"

Où, le "type" correspond à un code d'option de recherche (par exemple : a pour auteur, t pour titre, etc.) et "value" correspond à l'équation de recherche du catalogue correspondant à l'option de recherche indiquée (exemple pour le Sudoc : {a|&ACT0=&IKT0=1004&TRM0=%a}, %a étant remplacé par le terme de recherche lors du lancement d'une requête. 1004 correspond à l'index des noms auteurs du Sudoc).
Elle m'a donnée un peu de fil à retordre mais j'ai fini par y arriver...
Après quelques essais infructueux je me suis décidée à faire appel à l'aide en ligne [bouton "Help me with" dans l'onglet "My Editions"]. Manque de chance (?) pour moi, j'ai reçu une réponse quelque peu laconique avec un lien me renvoyant vers le paragraphe des FAQ que j'avais déjà consulté ! Et M... !
J'ai donc repris ma réflexion, en me disant que j'étais de toute façon sur la bonne voie, avec l'aide ponctuelle d'un collègue compréhensif (merci Pierre ;) !).
Il s'agissait d'abord de comprendre la logique d'affichage et les codes des requêtes utilisés dans l'URL du catalogue pour une recherche multicritères. Exemple d'URL pour une recherche Auteur : Baudelaire et Titre : fleurs.
http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/SET=4/TTL=2/CMD?ACT=SRCHM&ACT0=SRCH&MATCFILTER=Y&MATCSET=Y&NOSCAN=Y&PARSE_MNEMONICS=N&PARSE_OPWORDS=N&PARSE_OLDSETS=N&IMPLAND=Y&screen_mode=Recherche&IKT0=1004&TRM0=baudelaire&ACT1=*&IKT1=4&TRM1=fleurs&ACT2=*&IKT2=1016&TRM2=&ACT3=*&IKT3=7&TRM3=&SRT=YOP&ADI_TAA=&ADI_LND=&ADI_JVU=&ADI_MAT=B&ADI_MAT=T&ADI_MAT=F&ADI_MAT=O&ADI_MAT=A&ADI_MAT=M&ADI_MAT=N&ADI_MAT=G&ADI_MAT=V&ADI_MAT=I&ADI_MAT=K&ADI_MAT=Y&ADI_MAT=X&ILN_DEP_BIB=DEP&NOT_USED_ADI_BIB=
Puis, il fallait éliminer le "superflux" ne pouvant être intégré (les différents critères de pertinences par exemple) sans nuire à l'interrogation principale.
http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/CMD?ACT=SRCHM&ACT0=Recherche&IKT0=1004&TRM0=baudelaire&ACT1=*&IKT1=4&TRM1=fleurs&ACT2=*&IKT2=1016&TRM2=&ACT3=*&IKT3=7&TRM3=
Enfin, il fallait recréer cette logique avec la méthode %Join. Il est préconisé dans l'aide d'utiliser l'URL encoding mais cela ne fonctionnait pas pour le Sudoc, jai donc gardé l'encodage ASCII. Je n'ai pas mis non plus d'opérateur booléen, inutile dans notre cas également.
4 requêtes sont possibles, simultanées ou non : Mots auteur (a) ; Mots du titre (t) ; Tous les mots (Y) ; ISBN (i). Au final j'obtiens cet URL Template :
http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/CMD?ACT=SRCHM%JOIN{}{a|&ACT0=&IKT0=1004&TRM0=%a}{t|&ACT1=*&IKT1=4&TRM1=%t}{Y|&ACT2=*&IKT2=1016&TRM2=%Y}{i|&ACT3=*&IKT3=7&TRM3=%i}

Pour créer un plugin le plus propre possible j'ai d'abord utilisé la possibilité de créer ses propres "Bookmarkletsearch options".

Je ne sais pas pourquoi mais ça n'a jamais fonctionné correctement (toujours aucune réponse de l'équipe LibX sur ce point mais il est bien précisé dans les FAQ, question 10, que l'aide n'est que partielle pour les catalogues personnalisés). J'ai donc fini par prendre les options paramétrées en les traduisant en français (bouton "Change"). J'ai aussi changé l'ordre d'apparition en utilisant le "drag and drop" (glisser / déposer) préconisé dans cet encart (a pour auteur, t pour titre, y pour tous les mots, etc.).
Résultat, quand on affiche la barre d'outils dans le navigateur :



Sauf que... dans le Sudoc il existe deux index distincts pour les ISBN et les ISSN. LibX ne proposant qu'un modèle commun ISBN/ISSN, j'ai donc décidé de prendre le modèle proposé pour les ISBN seulement et j'ai "détourné" un autre modèle (celui des recherches d'articles) en le renommant ISSN et en lui faisant correspondre le code index ISSN (8) : {d|&ACT4=*&IKT4=8&TRM4=%d}. Ce truc a fonctionné avec l'URL de recherche simple mais pas multicritères (pourquoi ? Parce que...). Je n'avais pas envie de créer une seconde URL modèle uniquement pour les ISSN car cela revient à devoir changer de "catalogue" dans l'interface publique et je ne trouve pas cela cohérent pour une même entité de départ.
De plus, cet arrangement pause un problème au niveau du paramétrage des préférences du menu contextuel, l'onglet ISSN renvoie par défaut à l'option de recherche i ISBN/ISSN de LibX (ici devenue ISBN car je l'ai renommée dans les search options, voir plus haut).




La recherche du menu contextuel et celle de "l'autolink" se font sur l'index des ISBN et non sur celui des ISSN. Les bidouilles ont des limites ! Je me vois donc dans l'obligation de créer un second bookmarklet pour les ISSN seulement... Et donc, de supprimer cette partie de l'URL template : {d|&ACT4=*&IKT4=8&TRM4=%d}.
Sauf que ! Le second bookmarklet reprend les mêmes options de recherche que le premier. Ce qui veut dire que le problème reste le même : impossible de faire une recherche ISSN pour le moment.

Restait le souci de recherche automatique sur les ISBN cliquables. Libx s'obstinant à convertir les ISBN 13 en ISBN 10, certains résultats s'en retrouvaient faussés. En effet, certaines notices du catalogue n'étaient retrouvées car elles ne contenaient que l'ISBN 13. Grâce à Lully (merci à lui !) qui m'a fait remarqué que l'option pouvait être désactivée dans d'autres bookmarklets, j'ai demandé à la cellule d'aide LibX si cette fonction pouvait être ajoutée et ça a été fait ! :-)










Seule ombre au tableau c'est le message de survol "ISBN not found" quand on passe la souris sur un ISBN cliquable, qui apparaît même si l'ouvrage est présent dans le catalogue...















Voilà ! J'en suis là pour le moment... Comme dirait Boris Vian :
"Y a quelque chose qui cloche là-dedans
J'y retourne immédiatement " !

vendredi 20 novembre 2009

Prospective (1/2): Google Wave, Google Drive et Chrome OS

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Le géant de Mountain View nous a habitué depuis des années à sortir régulièrement de nouveaux produits qui, pour certains changent radicalement notre pratique du web (Earth, Maps, Picasa,...) et de l'informatique, pour d'autres paraissent tout à fait anodins (Translation, code, ...). Avec la concentration accélérée et surtout la perméabilité de plus en plus importante entre télécom, informatique, web et musique (par exemple), la firme parait moins sure d'elle qu'elle nous y avait habitué. Si nombre de ballons d'essai issus des Google Labs n'ont pas vocation à devenir des produits majeurs, certains échecs (Knol) et tâtonnements laissent penser que Google ne sait plus bien où il va. En outre, certaines rumeurs dont le géant s'est fait le spécialiste tardent à se concrétiser. Alors qu'en est-il, que nous réserve Google dans les mois-années à venir?

[Note: cet article a été en partie rédigé avant la présentation de Chrome OS le jeudi 19 novembre 2009. Le principe de prospective en a été un peu périmé pour certains côtés, bien que les réflexions de fonds restent valables...]

Je vais me baser sur les grands projets annoncés (plus ou moins médiatiquement) et les grandes tendances qui semblent émerger des TIC. Ainsi l'on constate une distinction de plus en plus faible entre le web et le local. Les disques durs sont partout et deviennent inutiles (espaces de stockage en ligne semi-gratuits, multiplication des appareils multimédia dotés d'un stockage flash ou mécanique, synchronisation renforcée des données), les logiciels sont en ligne, le gratuit-libre est désormais aussi performant que le payant pour l'usage grand public. Enfin, les navigateurs tendent à fusionner l'ensemble des usages séparés, de la messagerie à la veille ou la musique et la vidéo en ligne.

Dans ce cadre la dernière grosse sortie de Google, son navigateur Chrome, a fait grand bruit. D'interface très simple, il apporte une fonction de navigation privée inédite et une rapidité qui le place en tête dans les comparatifs. Assez pour entrainer une réaction de Mozilla qui envisage de copier Chrome sur l'interface et l'attribution d'un processus par onglet sur ses prochaines versions (accélérant la vitesse de chargement de chaque onglet au risque de surcharger une session ouverte avec de nombreuses pages...).
L'annonce "légendaire" d'un système d'exploitation (qui s'avère n'être qu'une Debian habillée en Chrome) laisse penser que Google reste une firme visionnaire en pariant sur le tout web: son OS n'est qu'un navigateur étendu gérant le hardware de l'ordinateur et faisant fonctionner des applications web.
L'excellent Korben vient de publier une synthèse très parlante sur la présentation par Google de son "OS". Il en ressort que ceci semble encore une fois un coup d'annonce finalement mineur : Chrome OS ressemble très furieusement au système linux des eepc d'Asus et ne garantit pour l'instant aucune compatibilité matérielle et logicielle. Pas de Bureau, pas de widgets... Rien qui concurrencera un véritable OS malgré les annonces de version PC de bureau. Surtout, alors que se profile un déferlement du tout tactile dans les 10 années à venir, Chrome OS fait le service minimum sans rien anticiper (au risque d'être périmé dès lors que le grand public sera équipé d'écrans tactiles. Google fait beaucoup de com', laisse la communauté bosser et ne révolutionne rien avec son pseudo-OS. La force de Microsoft a toujours été sa grande compatibilité quand Mac et Linux avancent (très) doucement sur la même voie.
L'extension Gmail Drive montre la direction empruntée pour l'OS de Google, en rendant artificielle la distinction entre disque dur local et disque dur en ligne. Idem avec les rumeurs Gdrive, espace de stockage fusionné pour l'ensemble de ses applications Google. Mais pour le côté web-OS, Ubuntu est déjà sur la voie du Cloud-computing avec son stockage en ligne synchronisé Ubuntu One. Les grands fabricants de hardware ne l'attendent pas pour sortir leur propre interface linux (Cf la Freebox ou la Playstation 3). Bref, rien de révolutionnaire, rien qui n'impose de sortir de ses habitudes en continuant d'utiliser certaines applications Google sans pour autant adopter son pseudo-OS.
La seule vraie nouvelle est l'utilisation hors-ligne des applications Google, ce qui signifie tout simplement (et paradoxalement) que le géant du web qui a tout misé sur le online, devient un éditeur d'applications classiques sur le même créneau que OpenOffice, Mozilla ou Microsoft. En sachant que ses applications ne sont pas plus performantes que celles de Sun et de la Mozilla foundation par exemple...
Au final, Chrome OS est une simple fusion de l'ensemble des applications de Google (ou plutôt une juxtaposition). Une sorte de Google-Pack géant. Il ne crée aucunement un nouveau secteur mais sert (comme pour la navigateur Chrome) d'aiguillon permettant à la communauté du Libre de faire progresser rapidement ses outils.

Les dernières infos de Google donnent quelques pistes pour le reste:
- les tests en cours sur Google Wave (qui ressemble pour l'instant surtout à un super Gmail) le rachat de Gizmo5, laissent présager un prochain service de messagerie/chat/Webconf+VoIP qui manquait cruellement dans la suite Google. Si c'était le cas, Wave pourrait réellement prendre sa place en écrasant un projet Mozilla Raindrop bien plus modeste mais qui semble mieux pensé pour le moment (j'y reviendrai dans le second billet). Et surtout devenir un concurrent très sérieux pour détrôner Skype.
- les améliorations (test d'OCR) et déclarations sur GoogleDocs indiquent un passage de cap qui pourrait se voir concrétisé avec Chrome OS.
- Le GPS Google Maps intégré aux netbook Androïd (qui deviendront Chrome OS) est une bonne nouvelle mais se contente de s'engouffrer dans un secteur en expansion. L'ex-Fennec de Mozilla (désormais Firefox Mobile) semble plus innovant avec son accéléromètre...

Pour résumer tout ça:
- Google Wave sera un Skype évolué fusionnant tous les moyens de communication dans une même appli (probablement avec une version installable sur le Bureau de l'ordinateur). C'est le projet le plus intéressant à l'heure actuelle.
- Google OS ressemble à un pétard mouillé et précipité qui ne détrônera ni Ubuntu ni les Linux-OS des netbook.
- Google documents sortira probablement une version offline performante dont les innovations (OCR) seront reprises par OpenOffice.

et maintenant...?
Quid de GoogleEarth, qui continue son bonhomme de chemin sans grosse com'? Je ne sais pas si je suis le seul mais depuis plusieurs années je me demande quand Google décidera d'utiliser son mastodonte comme véritable navigateur. Tout est en place: l'installation sur poste, l'insertion des informations Google Maps (circulation, panomino, Street View), ouverture aux développeurs, le GPS, la géolocalisation Picasa, l'existence de Chrome,... Il ne manque plus qu'une navigation plus facile (gérant le tactile?) pour lancer une véritable révolution. Mais Google est-il assez visionnaire pour cela? Il semble malheureusement qu'il réussisse mieux par l'ajout discret de fonctionnalités à ses outils déjà existant (détection des visages dans Picasa, Street View dans Gmaps,...) que par le lancement de nouveaux produits.
Imaginez un Chrome-GoogleEarth et un GWave gérant la visioconf et le partage d'écran en parallèle, la véritable révolution serait là!

Pour info, le site de CNN s'est amusé à un exercice de prospective similaire en 2006.

jeudi 19 novembre 2009

Etude typologique sur les bibliobloggueurs: résultats

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L'enquête est terminée avec 43 participants sur la centaine contactée à partir de la liste bibliopédia. Un intérêt notable, d'autant qu'un petit problème technique a peut-être empêché certains de soumettre le formulaire...
Donc voici les conclusions après dépouillement (avec toutes les réserves sur le côté non-scientifique de l'étude) :


1 - Synthèse:

Les bibliogueurs qui ont répondus à l'étude sont majoritairement des hommes, âgés de 35 ans, de catégorie A, en poste dans une bibliothèque territoriale de la région parisienne. Ils sont rattachés à un service d'informatique documentaire, bloguent à titre "privé" sur un ordinateur sous système Windows, mais utilisent également un Mac ou un système Linux de temps en temps. Ils disposent de comptes "2.0" (twitter, delicious et un agrégateur RSS principalement) personnels et pour le blog. Celui-ci a une ancienneté de 2 ans.
(pour une analyse plus générale, n'étant ni sociologue ni #jeansarkozypartout je laisserai chacun interpréter ces chiffres très subjectifs mais qui donnent néanmoins un certain tableau des biblioblogs et de la profession).

2 - Détail:
- Sexe:

12 femmes

31 hommes


- Âge moyen:

23 à 59 ans

Moyenne 35 ans. Âge le plus représenté 33 ans.

Médiane à 34 ans.

Catégorie:

A 13 bibliothécaires + 14 conservateurs

B 8

C 6


Établissement:

BM: 17

SCD: 14

Grand établissement: 4

École: 2

CRDP: 1


Localisation:

Paris et région (élargie): 14

PACA (sud-est): 5

Nord/Est: 4

Angers: 3

Lyon et Rhône-Alpes: 3

Etranger:

- Québec: 4

- Sénégal:1

- Belgique: 1


Service:

Informatique documentaire: 21

Formation/services aux publics: 10

Collection/patrimoine: 6

Communication/valorisation: 4


Blog rattaché aux fonctions :

oui: 8

non: 35

12 bloguent aussi pendant le service (dont 9 conservateurs). 2 uniquement pendant le service.

2 bloguent sur le téléphone portable.


Ancienneté du blog:

Moyenne de 2 ans. 1/3 ont 1 an ou moins.


Informatique:

16 ont plusieurs OS (Mac, PC ou Linux)

Tous utilisent PC.

2 utilise uniquement Linux.

1 utilise uniquement Mac.


2,0:

- Twitter: 17

- Delicious: 16

- Bureautique en ligne: 11

- Facebook: 10

- Agrégateur: 15

- Zotero 2,0: 5

… perso:

- Twitter: 26

- Delicious: 24

- Bureautique en ligne: 27

- Facebook: 25

- Agrégateur: 33

- Zotero 2,0: 12


Motivation:

Veille collaborative (partager ses connaissances, découvertes). Collaboration professionnelle avant tout. Dans une moindre mesure lancer/participer au débat sur le métier et l'environnement.